‹ La science et les savants au XVIe siècleChapitre 45 sur 145 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

prenaient chaque jour plus d’importance. Les recherches philologiques préoccupaient tous les savants. On cherchait, on retrouvait dans les bibliothèques des monastères les manuscrits de l’antiquité. A peine ces trésors étaient-ils découverts. que d^habiles imprimeurs : les Aide, les Junte, en Italie; en France,

Montaigne.

les Estienne et les Vascosan, les reproduisaient avec un soin scrupuleux. Les scoliastes en épuraient le texte. Juste Lipse, Bernardin Telesio, le célèbre Espagnol Louis Vivès, abandonnaient les questions métaphysiques pour les recherches d’érudition. Quelques esprits élevés s’efforçaient d’imiter ces chefs-

BOTANIQUE

d’œuvre; de plus hardis cherchaient à faire passer dans les idiomes modernes les formes de la littérature antique; d’autres s’efforçaient de donner à la philosophie une plus haute direction. Érasme, repoussant les formules pédantesques de l’école, s’attachait à

Des cartes.

répandre dans les discussions la clarté et même l’élégance ; Montaigne enveloppait la morale dans une forme naïve et pleine de charme; Charron, son élève et son ami , montrait que la vraie philosophie se fonde sur l’étude de soi-même ; Ramus ramenait la

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