‹ La science et les savants au XVIe siècleChapitre 49 sur 145 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

tion de la préparation du café; mais celle de la plante qui le fournit ne parut que quelques années apres, dans l’ouvrage de Prosper Alpin. Rauwolf laissa un herbier fort riche qui passa successivement dans plusieurs bibliothèques, et finit par arriver dans celle de Leyde, où il existe encore '.

Prosper Alpin.

Prosper Alpin , né dans la Vénétie , docteur de l’université de Padoue, alla, jeune encore, en Égypte, avec le consul vénitien, auquel il était attaché comme médecin. C’est au Caire qu’il vit dans le jardin du bey l’arbre à café. Il en décrivit le premier la culture, la

t C’est Vasco de Gama qui apporta le premier oranger de l’Inde en Portugal.

Fallope rachète Ouilandlnus pria par des pirates.

BOTANIQUE

figure et la fructification. Rappelé en Italie, en 1584, il devint médecin de la flotte d’Espagne, puis professeur de botanique à Padoue, où il mourut à soixantetrois ans. On lui doit un livre sur la médecine des Égyptiens , un second relatif au Baume de la Mecque et à la plante qui le fournit, puis un troisième, ayant pour titre : Histoire naturelle de l'Égypte, dans lequel on trouve aussi beaucoup de détails importants relatifs à la zoologie.

Melchior Guilandinus était né en Prusse. Au retour de ses voyages en Égypte et en Syrie, il fut pris par des pirates algériens qui le mirent en esclavage. 11 fut tiré de leurs mains par le généreux dévouement de l’anatomiste Fallope, son ami, qui paya sa rançon. Fallope ne s’en tint pas là; il lui fit obtenir la place de directeur du jardin botanique de Padoue, après la mort d’Anguillara : noble exemple du dévouement amical si commun entre les savants.

Dujardin, plus connu sous le nom de Gardas ab Ilorlo, professeur à Lisbonne, accompagna le vice-roi aux Indes, comme médecin des établissements portugais; il fonda à Bombay un jardin botanique où il rassembla tous les végétaux qui lui parurent utiles et qu’il décrivit dans un ouvrage intitulé : Dialogue sur les simples et les drogues de l’Inde, imprimé à Goa, en 1563. C’est là que se trouvent décrites pour la première fois les plantes qui fournissent les drogues et les épices de l’Orient, connues depuis de longues années, mais dont on ignorait encore l’origine, telles que le benjoin, le camphre, l’aloès, la cannelle, le girofle, la muscade, etc. Le chirurgien espagnol Christophe d’Acosta, et Nicolas Monardès, médecin de Séville, traitèrent le même sujet. Celui-ci s’appli-

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