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contre le paganisme, qui contient des notions scientifiques précieuses. Ce qu’on y lit de plus intéressant pour l’histoire des sciences, c’est qu’ayant visité, au vu siècle , la bibliothèque d’Alexandrie, il la trouva absolument vide, soit par suite de l’incendie qui avait eu lieu sous Jules César, soit qu’elle eût été saccagée plus tard par d’autres conquérants; en sorte qu’Omar n’aurait incendié que les bâtiments et non les livres de cette bibliothèque célèbre, ou bien une autre bibliothèque qui n’était pas celle qui portait le nom de Serapeum. Vers 490 , Marcien Capella, de Madaure, en Afrique, écrivit une sorte d’encyclopédie, en neuf livres, intitulée: Satyricon. Les sept derniers livres traitent des sept arts libéraux, qui comprenaient alors la grammaire, la dialectique, la rhétorique, la géométrie, l’arithmétique, l’astronomie et la musique : division des études qui subsista longtemps xlans les universités du moyen âge.
A partir de cette époque, pour suivre les traces de l’histoire des sciences naturelles, il faut les rechercher, soit dans l’empire d’Orient , où leur décadence ne fut ni aussi rapide, ni aussi complète qu’en Occident , parce que l’irruption des barbares y produisit moins de ravages; soit chez les Arabes, où se développèrent les germes de quelques sciences nouvelles; soit enfin chez les nations d’Occident, où la langue latine resta la langue savante, et où l’on s’appuya longtemps sur ce qui restait des écrits scientifiques de l’antiquité.
Byzantins. — Dans l’empire d’Orient, qui avait été relativement épargné par l’invasion des barbares,
la marche des sciences n’éprouva pas une interruption aussi brusque ni aussi complète que dans l’empire romain. Les troubles qui s’élevèrent en Europe, au moment de la chute de cet empire, avaient déterminé les savants à chercher un asile à Constantinople. C’est ainsi que se conservèrent en partie les trésors de la civilisation antique, jusqu’au moment où Mahomet II (1453) fit la conquête définitive de la capitale de l’empire d’Orient.
La marche des sciences, pendant cette période de dix siècles, n’en éprouva pas moins de nombreuses vicissitudes. A peine les hommes d’étude s’étaient-ils établis dans ce refuge, qu’ils commencèrent à être persécutés. Les nestoriens, bannis de l’empire, allèrent porter dans le reste de l’Orient leur instruction et leurs lumières. Les nestoriens étaient très-versés dans les lettres grecques et latines. Après la condamnation de l’évêque Nestorius par le concile d’Éphèse, ils se réfugièrent en Perse. Ils y multiplièrent les livres et y fondèrent des écoles dont les Arabes profitèrent lorsque, après la conquête de la Perse, ils vinrent s’établir dans cette région. Au vi° siècle, Justinien leur porta un coup non moins terrible en fermant les écoles d’Athènes et d’Alexandrie, et en dispersant les derniers interprètes des philosophes et des savants de la Grèce.
Il en fut de même, au vin® siècle, sous Léon l’Isaurien, ardent iconoclaste (briseur d’images), qui, après avoir sauvé Constantinople de l’attaque des Sarrasins, à l’aide du feu grégeois, détruisit les statues dans tous les temples chrétiens, fit brûler tous les livres et chassa de l’empire les savants et les moines. Sous Constantin Copronyme, son fils, on