‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 107 sur 356 · CIIAI». VI. — STRATIGRAPHIE DES TERRASSES GLACIAIRES · texte numérisé non relu

CIIAI». VI. — STRATIGRAPHIE DES TERRASSES GLACIAIRES

pliîc des dépôts marins ou sur la variation des faunes marines, nous font cJ peu près défaut.

Or, quand on étudie, par exemple, des alluvions déposées par terrasses successives pendant le creusement d'une vallée, l'tlge de ces terrasses apparaît, contrairement à la règle ordinaire des sédiments, d'autant plus ancien que leur surface supérieure se présente à un niveau plus élevé, parce que la rivière a peu à peu approfondi son lit tout en le resserrant.

On peut faire la même observation pour les séries de terrasses glaciaires, que l'on trouve, dans certaines régions des Alpes, à des niveaux de plus en plus bas à mesure qu'elles sont plus récentes et que l'on considère comme correspondant à une succession de périodes glaciaires, dans l'intervalle desquelles des périodes d'érosion interglaciaire ont amené un creusement de plus en plus accentué des vallées, et une altération des dépôls précédents. On a même, dans ce cas, prétendu mesurer la durée de chaque période interglaciaire par le degré d'érosion et d'altération qu'elle a provoqué : degré qui peut s'observer sur certains dépôts d'une première phase, recouverts et mis à l'abri dans la seconde. On a également essayé d'apprécier l'ancienneté d'une moraine par le modelé plus ou moins complet que lui ont fait subir les eaux courantes ; et les géologues, qui se sont particulièrement occupés de ces questions dans ces dernières années, n'ont pas craint, après avoir distingué ainsi plusieurs périodes de temps pour une région particulière, d'assimiler celles-ci avec les périodes en nombre à peu près égal qu'on avait pu observer ailleurs. Par cette méthode on a cru pouvoir établir, d'une façon absolue, l'ordre de variation des climats pléistocènes sur toute la Terre et celui de réapparition des faunes en rapport avec tel ou tel climat « de forêt, de toundra ou de steppe' », en démontrant leur relation avec les diverses races humaines, classées elles-mêmes d'après les caractères des squelettes, ou les particularités des instruments en pierre.

Mais, si intéressant que soit le problème — et sans même parier des difTicullés d'observation sur le terrain, toujours inquiétantes avec ces dépôts remaniés, mouvants, avec ces restes humains plus ou moins profondément enfouis, etc.. — il semble que le côté essentiellement relatif et contingent de telles manifestations, variables simultanément d'un point à l'autre - comme nous l'observons aujourd hui même, en

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