I. — Tracé des cartes géographiques anciennes
Il s'agit, en résumé, — quoique, dans l'état actuel de la science, une telle prétention puisse sembler bien ambitieuse — de tracer, pour une époque quelconque, un véritable allas de géographie physique, analogue à ceux que l'on dresse pour l'époque actuelle, comprenant, non seulement la distribution relative des continents et des mers, mais des cartes hypsométriques et bathométriques avec le relief du sol dessiné par lignes de niveau, des cartes des climats, des courants, des faunes et de la flore, voire même, puisqu'on leur fait aujourd'hui une place dans les atlas géographiques, des cartes géologiques de la surface à l'époque considérée. Cet atlas, pour offrir quelque utilité, exige une précision rigoureuse, surtout dans l'ordre d'idées chronologique. Il faut que les éléments d'une même carte soient, non pas à peu près, mais exactement du même âge : sans quoi les transformations constantes de la superficie peuvent les rendre contradictoires et leur enlèvent toute valeur. Voyons comment on peut obtenir, avec une précision de plus en plus grande, des résultats semblables et, d'abord, dans ce premier paragraphe, comment on peut tracer la carte géographique proprement dite, séparant les mers des continents *.
.4) Tracé des continents et des mers sur les cartes paléo-géogr.\- PHiQUEs. — Le point de départ nécessaire d'un semblable travail, ce sont les cartes géologiques, qui commencent à être exécutées pour une grande partie de la Terre et les coupes géologiques, qui peuvent les accompagner.
Ces cartes géologiques donnent, en chaque point de la surface, la nature et l'âge de la formation, qui affleure à la superficie. Ces coupes font connaître, en outre, pour un point déterminé, les terrains, qui peuvent se trouver, aune profondeur j lus ou moins grande, au-dessous