‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 125 sur 356 · Voir, pages 487 et 499, des exemples de ces carte · texte numérisé non relu

Voir, pages 487 et 499, des exemples de ces carte

de la couche d'affleurement. Ce sont ces premiers résultats de l'observation, qu'il s'agit d'utiliser.

Imaginons, par exemple, que nous désirions tracer une carte de l'époque tongrienne (47), c'est-à-dire de l'époque, qui a vu se produire quelques-uns des plissements alpins ; nous commencerons par relever tous les points où les cartes géologiques indiquent des dépôts tongriens à faciès marin : cela veut dire que tous ces points étaient, pendant le tongrien, recouverts par la mer ; nous pourrons donc, sur notre esquisse de carte, teinter tous ces points de la couleur bleue correspondante à la mer.

Nous devrons ensuite envisager toutes les zones, où affleurent des terrains plus récents que le tongrien et nous demander si, au-dessous de ces dépôts plus récents, des sédiments marins d'âge tongrien n'indiquent pas également la présence de la mer pendant cette période.

La réponse à une telle question nous sera fournie par les coupes géologiques, qui, elles-mêmes, comme nous l'avons vu dans un chapitre précédent *, nous offrent, sous une apparence graphique, la synthèse de nombreux travaux : synthèse parfois très précise, quand on peut utiliser les données de sondages ou de tranchées naturelles ; ailleurs, au contraire, fondée sur des considérations plus délicates et plus problématiques. Si nous voyons, de cette manière, que le sédiment marin tongrien est représenté, la conclusion est facile ; la difficulté commence, lorsque, soit aux affleurements, soit en profondeur, nous constatons l'absence du tongrien (ainsi, quand vient affleurer directement au jour un terrain plus ancien). On peut, en effet, interpréter cette lacune de deux façons : ou bien supposer que la région considérée était émergée pendant le tongrien et la marquer alors en continent ; ou, au contraire, admettre que le tongrien a existé, mais a été enlevé par érosion à une époque plus ou moins ancienne (antérieure au premier terrain post-tongrien, qui apparaît dans notre coupe). C'est entre ces deux hypothèses qu'il s'agit de choisir.

Quelques cas simples peuvent se présenter.

Ainsi, bien que les formations de caractère continental (allérations à l'air, éboulis, dépôts glaciaires, etc.) soient malheureusement très rares, surtout pour les périodes un peu reculées et nous renseignent, par conséquent, mal sur la disposition ancienne des continents, on peut avoir, au voisinage de notre région, de telles formations, ou des sédiments lacustres d'eau douce, ou même des sédiments saumâtres, ces derniers marquant une zone littorale. Dans ces divers

Page 1