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2. James Hall. NaturcU History of New l'or*. Palaeontology, vol. III, pages 70 à 72. Albany, 1859. Voir également J. D. Dana. Manual ofgeology, 1875, p. 748.
3. J'ai déjà signalé ce fait curieux que, nulle part, nos terrains géologiques ne présentent des formations analogues à celles des grandes profondeurs marines. Ce sont tous des dépôts de mers relativement peu profondes et, quand on trouve plusieurs kilomètres d'épaisseur, il faut admettre un enfoncement corrélatif de la sédimentation. Voir la description du synclinal Dauphinois par M. Habg (Les chaînes subalpines, Bull. Serv. Carte géol., n» 21, 1891). Cf. Ed. Sless. Die Enlstchung der Alpen, Vienne, 1875.
l'Himalaya ou les Alpes Occidentales) et à l'état de série pélagique complète, sans lacune, ni intercalation saumàtre.
Ce sillon, qui tend ainsi à s'affaisser par la base et qui constitue une zone faible de l'écorce, est ce qu'on a appelé le « géosynclinal ». A un certain moment, il semble que la descente du fond soit arrêtée par des obstacles ; le synclinal se trouve alors divisé par une première ride centrale ou « géanticlinal », puis par une série de rides, qui commencent à surgir et qui, se détruisant à mesure dans leur partie haute encore instable, font tomber des sédiments grossiers dans les synclinaux secondaires, l'un après l'autre comblés et disparus.
Pendant cette période, on constate, par les faciès des dépôts, une indépendance, une individualité des divers synclinaux, qui gardent le même faciès sur leur longueur, tandis que ce faciès se modifie sans cesse, lorsqu'on recoupe la chaîne transversalement'.
Cependant, le phénomène interne, dont résulte la compression tangentielle, se continuant, l'Arrière-pays commence à surplomber le géosynclinal plissé; il s'avance sur lui d'un mouvement horizontal, en laminant ses terrains, en les écrasant, en déterminant souvent leur métamorphisme régional par retour en profondeur^ A cette époque, il n'y a plus sillon marin et il n'y a pas encore chaîne montagneuse : seulement peut-être une faible saillie déterminée par les charriages.
Mais, alors enfin, la phase de soulèvement commence. La compression, qui continue encore son efîet sur la zone autrefois géosynclinale, fait surgir tout cet ensemble compliqué de terrains plissés, recouverts par leurs nappes de charriage. Tout cela monte peu à peu de 3 ou 4.000 mètres, avec une disposition d'abord tabulaire que l'érosion a vite fait de transformer en crêtes et en vallées. Progressivement on voit ainsi reparaître, à mesure que cette érosion avance, des parties qui étaient de plus en plus profondes dans cet empilement : les nappes supérieures, d'abord masquées par leur traîneau écraseur (et quelquefois elles-mêmes complètement détruites sur certaines chaînes tertiaires) ; puis, au-dessous, les plis multipliés des zones hautes et, latéralement, les racines plissées de ces charriages,
1. Travaux de MM. Barrois en Bretagne, ŒIhlert dans la Mayenne, Hacg dans les Préalpes.
2. Cette question du métamorphisme est un des points délicats de la théorie actuelle. Par exemple, dans la chaîne des Alpes, le géosynclinal principal, où les terrains ont pris le faciès dit des schistes lustrés, a subi un métamorphisme extrême, tandis que le géosynclinal du lias Dauphinois n*a subi aucun métamorphisme. La zone métamorphique dos Alpes, dite des schistes lustrés, à la base de laquelle M. Fra.nchi a trouvé, en 1898, des fossiles du trias supérieur, englobe une série de terrains allant probablementjusqu'àl'éocène. Comme son métamorphisme a dft ge produire à une certaine profondeur et n'a par suite probablement pas atteint les terrains les plus supertlciels qui venaient de se déposer au moment où il a eu lieu,