‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 193 sur 356 · CUAP. XI. — MASSIFS PRIMITIFS (CHINE, HINDOUSTAN · texte numérisé non relu

CUAP. XI. — MASSIFS PRIMITIFS (CHINE, HINDOUSTAN

dans l'Est, des tronçons archéens recouverts de cambrien horizontal, en Corée, dans l'Outai-chan, dans le Chan-toung et sur la côte en face de Formose. Des lambeaux calédoniens apparaissent dans le Fou-kien et le Tché-kiang. Sur le prolongement occidental du massif archéen, il est possible que cette zone calédonienne occupe une vaste extension vers l'Ouest dans une partie des bassins carbonifères du Chan-si et du bassin rouge jurassique du Sé-tchouan ^ Car, dans tout l'Est de la Chine, il y a interruption de la sédimentation entre l'ordovicien et le carbonifère supérieur. Le carbonifère du Chan-si forme de vastes tables horizontales, disloquées par des failles ou des flexures, sur un substratum en partie gneissique et les bassins charbonneux de l'Ouest du Chan-toung présentent, dans des conditions analogues, du stéphanien, (13) sur du cambrien horizontal (2) recouvrant un socle archéen plissé. Les terrains rouges du Sé-tchouan, faiblement influencés par les mouvements tertiaires, n'ont subi que des ondulations de large amplitude et, si une partie d'entre eux déborde sur les plis hercyniens, d'autres doivent être directement superposés à des plissements calédoniens ou même archéens.

Autour de ce massif, disons aussitôt que l'on connaît, dans le Liaoloung^ une chaîne hercynienne, une première fois plissée après le sinien (2,3). Les bassins charbonneux du Pe-tchi-li et de la Mandchourie accusent également des plis hercyniens ayant affecté le carbonifère. On retrouve les mouvements hercyniens dans ce que Richthofen a appelé « le gril de Pékin » au Nord et à l'Ouest de l'Ordos, dans l'Alachan, où les grès supra-houillers eux-mêmes ont été influencés, dans le Loung-chan, les monts Richthofen, le Tsing-ling-chan, le Lopanchan (à l'Ouest du bassin carbonifère du Chen-si) où l'ouralien (13) a été plissé. De ce côté, il est encore actuellement impossible de délimiter les zones restées stables depuis le permien, et celles sur lesquelles les mouvements tertiadres se sont fait sentir. Néanmoins l'influence dominante paraît avoir été hercynienne.

VInde péninsulaire forme également un faîte primitif, auquel s'est adossé l'Himalaya tertiaire*. En principe, des terrains archéens, plissés avant le précambrien (1) et constituant, par exemple, les monts Aravalli, y supportent du paléozoïque horizontal (série de Vindhya). Parcarbonifère et des lignes directrices de la tectonique en Chine, et la pi. VIII, carte géologique (en couleurs) de la Chine et de l'Indo-Chine.

1. Voir Asie, p. 374 et 384 à 388 pour le Chan-si et le Chan-toung, p. 332 pour le Sé-tchouan.

2. Ibid. p. 764 pour le Liao-toung ; p. 368 à 380 sur l'histoire stratigraphique de la Chine, avec carte des mers paléozolques en Chine, p. 371.

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