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dessus, viennent les couches lacustres, également horizontales, de Gondwana, qui équivalent à la série de l'Angara en Sibérie ou au Karoo de l'Afrique (13 à 20). Des mouvements très localisés, d'âge probablement liercynien, se sont traduits par les plissements de la série de Vindhya dans les Ghates (près de Madras), ou par la discordance entre le Gondwana inférieur (permo-carbonifère) et le Gondwana supérieur (allant jusqu'au jurassique).
La structure de V Afrique, déjà indiquée en deux mots, nous est encore fort mal connue. Cependant certains traits commencent à ressortir des travaux qui se multiplient de jour en jour dans toutes les directions. Le premier fait que ceux-ci ont mis en évidence est l'existence, dans toute la partie centrale et méridionale, d'un immense soubassement de terrains cristallins et prédévoniens, formant faîte primitif, avec recouvrement de terrains restés horizontaux.
Vers le Nord-Ouest, ce faîte est séparé de la chaîne hercynienne (Meseta Marocaine et Tidikelt)par une vaste zone calédonienne à silurien plissé qui comprend l'Ahnet au Sud d'In-Salah, le coude du Niger près de Tombouctou, le Haggar, le Tassili des Azdjer, le Tibesti, le Dharfour et le Plateau des Niam-Niam.
Au Nord-Est, ce faîte primitif africain embrasse (malgré les énormes dislocations récentes qui ont affecté ces régions) l'Abyssinie, le pays des Somalis, l'Egypte, le Sinaï, où les terrains sédimentaires, que l'on retrouve au-dessus de l'archéen plissé (par suite des transgressions carbonifère et crétacée) sont toujours restés horizontaux et ont échappé, dès lors, aux plissements hercyniens ou tertiaires. Il englobe également toute la Nubie et le Sahara Oriental, où le même caractère d'horizontalité se retrouve partout et surprend le géologue, habitué aux plissements ordinaires de nos régions européennes.
De même vers le Sud, soit que le silurien plissé n'existe pas, soit qu'on n'ait pas su encore le reconnaître, de très vastes régions se présentent à nous avec l'apparence des massifs précambriens. En Afrique Australe encore, la série plissée, dans la partie supérieure de laquelle sont englobés les fameux conglomérats aurifères du Witwatersrand, a pu être parfois comparée à la série précambrienne (1) du Lac Supérieur. Elle est, en tout cas, antérieure au dévonien de Waterberg et discordante avec lui.
Par-dessus ces massifs huroniens ou calédoniens se sont déposés, comme dans les autres massifs primitifs déjà examinés, des terrains, en grande partie lacustres, présentant partout la même concordance avec la même horizontalité. Souvent cette transgression commence