‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 204 sur 356 · Termieh, loc. cit., p. lo · texte numérisé non relu

Termieh, loc. cit., p. lo

môme être envisagée comme une sorte d'immense fenêtre, où les nappes supérieures sont généralement déchirées et enlevées par l'érosion.

Vers l'Kst, le raccordement des Alpes avec les Carpathes se fait par la petite chaîne cristalline du Kis Karpatok, au Nord de Pressburg. La zone de flysch, très continue, en marque la courbure de Vienne à la région du Tatra et de Cracovie, puis à l'Ouest du San, du Dniester et du Prut et, enfin, en se recourbant au Sud, par Kronstadt et le mont Persany.

On a vu, précédemment ^ comment ces Carpathes tertiaires avaient passé par-dessus le prolongement des monts Sudètes hercyniens et du carbonifère silésien pour aller butter directement contre le massif primitif de Russie. L'écrasement entre ce massif russe au Nord-Est, celui du Banat* et des Alpes de Transylvanie à l'Est, puis ceux d'Agram à l'Ouest et du Rhodope au Sud, a déterminé là une torsion en a des plus curieuses. On admet aujourd'hui, dans celte chaîne des Carpathes, toute une série de nappes de recouvrement imbriquées ayant produit notamment de grands blocs exotiques, nommés les klippen.

Au Sud de cette première chaîne des Carpathes, on peut encore suivre, à travers la plaine déprimée, une chaîne indépendante, qui relie le Bacher-Gebirge (sur la Drave) au lac Balaton et à Budapest.

Puis vient, entre Agram et Fûnfiiirchen, un massif indépendant des Alpes et primitif, contre le flanc Sud duquel sont venues buter les Dinarides proprement dites, terminées de ce côté par une zone de flysch.

Ces Dinarides se prolongent, à travers la Bosnie et le Monténégro, par une chaîne, où se manifestent des plissements hercyniens, qui ont influencé des traînées carbonifères et vont passer au Sud-Ouest du massif primitif du Rhodope, tandis que les Balkans passent au Nord.

La chaîne des Balkans^ est la suite directe des Alpes de Transylvanie après une inflexion en C, encadrant la plaine roumaine, qui semble d'abord tout à fait analogue à la courbe du détroit de Gibraltar, ou, en sens inverse, à celle des Carpathes, mais qui s'en distingue par l'absence d'une rupture périphérique, jalonnée par une traînée éruptive, c'est-à-dire d'un efi"ondrement, tel qu'on en trouve ordinairement dans la zone interne d'une chaîne poussée vers l'extérieur. La com-

i. Page 419. Voir, sur les nappes carpathiques, V. Uhlig (.\c. de Vienne, 1907).

2. Dans les failles de torsion de Banat, surtout dans celles des bandes externes,^ ont été injectées de nombreuses roches, qui obstruent ces « cicatrices », comme le fait la tonalité de l'Adameilo. Ce sont généralement des diorites, avec métamorphisme de contact très caractérisé et développement de gîtes métallifères.

3. L. DE Launay : 1905, La Formation charbonneuse des Balkans (Ann. d. mines, t. VII, p. 271 à 320); 1906, L'Hydroloffie souterraine de la Dobroitjda Bulgare (ibid., \ . IX, p. llb à 170) ; 1912, L' Orogénie de la péninsule balkanique (Rev. gén. d. Se, 15 nov).

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