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du sol (comme cela est si manifeste pour la flore carbonifère, pendant la surrection hercynienne) et très lentes, au contraire, à certaines autres époques, où rien, dans les conditions physiques du globe, ne se modifiait. lien est de même, à plus forte raison, pour les épaisseurs des sédiments, qui, dans le même temps, ont pu être énormes, lorsque les eaux avaient une chaîne nouvelle à détruire, comme après le soulèvement alpin, ou à peu près nulles quand les continents étaient déjà aplanis et les torrents arrivés à leur profil d'équilibre, comme pendant la période de calme qui caractérise en Europe le crétacé.
Enfin, dans l'ordre d'idées que nous venons d'examiner ici, en ce qui concerne les traits généraux de la paléo-géographie et leur évolution, on a le devoir de chercher dans quelle mesure ces traits ont été prévus et coordonnés mécaniquement dès la première heure, pour se développer dans la suite peu à peu, comme peuvent le faire ceux d'un être vivant, par les lois de l'hérédité, dans le développement embryonnaire.
En examinant la structure actuelle de la Terre, dont le dessin offre une sorte de symétrie si curieusement artistique, des combinaisons et des balancements de lignes sinueuses si visibles à tous les yeux, il était naturel de se demander si cette forme ne résultait pas de ce que le géoïde terrestre aurait tendu sans cesse à prendre un équilibre cristallin par une déformation polyédrique ; il y aurait eu, alors, dès l'origine, un plan géométrique arrêté pour toutes les dislocations successives, plan résultant des conditions d'équilibre primitives et dont tous les traits auraient, à toutes les époques, obéi à ce principe permanent. A diverses reprises, on a fait des tentatives dans cette voie pour assimiler la Terre, soit à un dodécaèdre penlagonal, soit à un tétraèdre placé dans diverses positions. L'examen de cartes tectoniques, comme la planche I, ou la comparaison des caries paléo-géographiques (pi. IV et V, p. 487 et 499), aurait dû, ce me semble, en manifestant la permanence des traits correspondant à ces plans fondamentaux du polyèdre, nous permettre de les reconnaître aussitôt. Examinées sans parti pris, elles ne montrent, je crois, rien de semblable et l'on y distingue plutôt une série de mouvements indépendants, se superposant partiellement les uns aux autres, en étant influencés par le défaut d'homogénéité résultant des mouvements antérieurs. Le fait seul que les auteurs des divers réseaux tétraédriques, Lowthian-Green, A. de Lapparent, Michel Lévy, etc., tout en s'accordant sur le principe, ont attribué à leurs tétraèdres, avec une égale conviction, des positions différentes sur la sphère, est de nature à accentuer notre scepticisme. Nous ne retiendrons donc de cette géométrie géologique qu'une observation intéressante. Lowthian- Green a fait remarquer depuis longtemps qu'un tétraèdre, ayant son