‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 23 sur 356 · Voir, plus loin, la note 4, page · texte numérisé non relu

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3. On peut citer Platon, Str.vbox, Plutarque et, chez les Romains, SênÈ'jue, Ovide, etc. — Voira ce sujet. K.-E.-A. von IIoff, GeschiclUe der durch Ueberlieferung nachgewiesenen natûrlichen Verànderungen der Erdoberfldchc. 3 vol. in-8«. Gotha, 1822- 1834). — E. V. Lasaulx. Die Geologien der Grieche und Rômer (Abh. der Mnnchener Akad., philos. Cl., VI, 3, p. 550) — 1862. Jclics Schvarcz. On the failure ofgeological attempls in Greece priorto the epochof Alexander, London. — 1864. d'Archiac. Introduction à l'étude de la Paléontologie staligraphique, t. Il, p. 560 à 600. — Blumner. Technologie der Gewerbe und Kiinsle bei Griechenund Rômern, t. IV. Leipzig, 1886.

dans le cercle de Santorin ou aux Lipari amenèrent vite d'autres observateurs à concevoir le rôle du feu comme essentiel*. Les pythagoriciens, qui avaient une idée si juste du système solaire (Soleil immobile. Terre animée d'un double mouvement de rotation autour de lui et autour d'elle-même, Lune éclairée par le reflet du Soleil), professaient l'idcc d'un feu central.

U en résulte que, dès l'Antiquité, la distinction, fondamentale en géologie, des sédiments et des roches érui)tives s'est imposée à l'attention; dès l'Antiquité aussi, on assiste à une discussion, qui dure encore, sur le sens du mouvement relatif opéré dans les parties conti"-uës de l'écorce terrestre, entre les uns attribuant l'émersion des sédiments marins à leur exhaussement (pour eux, par l'alluvionnement même), et les autres l'expliquant par des effondrements de la mer, dus à des commotion^ internes. Mais ce n'est pas tout à fait de cette manière qu'au vi* siècle avant notre ère les premiers philosophes naturalistes nous apparaissent : Thaïes de Milet, neptunien ; Zenon ou Heraclite, plutonien ; il faudrait ajouter, pour être complet, qu'Anaximène (557) et Diogène d'Apollonie étaient éoliens, c'est-à-dire expliquaient tout par l'intervention de l'air, comme leurs adversaires par le feu ou par l'eau. Il y avait là une idée tout à fait théorique sur la prédominance de l'un ou l'autre élément dans l'Univers : idée, qui s'est perpétuée par la tradition à travers le Moyen âge et que j'ai eu autrefois l'occasion d'étudier dans les œuvres d'Albert le Grand*.

J'ai essayé alors de montrer comment, ne pouvant attribuerleur caractère réel aux propriétés essentielles et à peu près immuables de la matière sous les formes où elle nous apparaît, telles que le poids atomique^ les affinités chimiques, etc., les anciens philosophes s'étaient attachés à d'autres propriétés physiques, pour leur attribuer une fixité,

1. Il existe un passage (I'Empédocle (v siècle av. J.-C), où ce philosophe, qui vivait au pied de l'Etna et dont le prétendu suicide ne fut peut-être que l'effet d'une curiosité scientifique, attribue au feu interne les montagnes et les eaux thermales.

De même, dans le Phédon de Platon, le Pyriphiégéton devait être un feu central dans la Terre et c'est, en tout cas, ainsi que l'entendait le commentateur Simplic.ius au VI» siècle. Strabon, qui insiste beaucoup sur les phénomènes volcaniques, explique pourtant (VI, 10) les éruptions de l'Etna et des Lipari par la pression des vents, euxmêmes dus selon lui à l'évaporation de la mer. Un peu plus tard, on sait que Punk l'Ancien trouva la mort (79) en voulant observer de près l'éruption du Vésuve.

Sénè(jue considère le feu et l'eau comme le commencement et la fin des choses.

2. Un Alchimiste du XIII* siècle, Albert le Grand, (Rev. scient, de 1889). — d'Ile théorie des quatre éléments a duré jusqu'à la naissance delà chimie proprementdite. Encore enl6l4, Le Parfait Joaillier de BoèckdzBoot donna (\). 21, éd. de 1664), comme un fait admis de tous les philosophes, que les corps sont composés de quatre éléments et que les pierres précieuses sont plus limpides parce qu'elles renferment plus d'eau.

3. Le poids atomique est peut-être lui-môme variable dans des conditions déterminées (radium transformé en hélium, etc.).

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