De LAPPAUE.NT, loc. cit., page
3. On ne saurait chercher une vérification de cette idée dans notre planche IV, p. 487, qui n'est qu'une ébauche infiniment grossière et où la part d'hypothèse reste énorme. Nous ne donnons cette tentative qu'à titre de première indication.
4. l'ius que tous aulres, ils ont dû être transformés par le métamorphisme ultérieur et déplacés par les charriages.
que passant par-dessus elle en Ecosse et en Scandinavie. Ce type littoral ne s'aceuserait peut-être plus autant, si on pouvait observer les dépôts de mers plus vastes et il se trouve peut-être simplement que nous étudions le cambrien dans les conditions, qui, pour une époque plus récente, correspondent aux lagunes permiennes, le long de la chaîne hercynienne.
De toutes façons, il ne faut pas oublier l'observation générale S qui conduit à envisager, sur cette carte comme sur toutes les autres semblables, la superficie attribuée aux mers comme un minimum très insuffisant, par suite de l'impossibilité où l'on est de marquer une mer là où des sédiments marins n'apparaissent pas. Ce défaut est particulièrement grave pour les cartes les plus anciennes ; car, plus nous remontons dans le passé, plus nous avons de chances pour que les sédiments de l'époque considérée aient disparu : ce qui nous amène à admettre un continent là où pouvait en réalité exister une mer.
Dans le même ordre d'idées relatif à l'évolution terrestre, j'ai dit aussi que le climat devait être, alors, plus égal qu'il n'est devenu dans la suite, quoiqu'il existât des glaciers en Australie et en Chine.
La faune primordiale cambrienne es', on le sait, particulièrement composée de ces crustacés qu'on nomme trilobites et de lingules- (brachiopodes), auxquels viennent, pendant lordovicien (3), s'adjoindre les hydrozoaires, dits graptolithes^, et les poissons ganoïdes; puis les céphalopodes du gothlandien (4). On a fait remarquer qu'une même faune de trilobites se retrouve sous le 43« et sous le 65* parallèle.
La zone la mieux connue de la géographie cambrienne est celle de la mer que j'ai appelée tout à l'heure intérieure et qui couvrait alors la Scandinavie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Corse et la Sardaigne, l'Espagne, tout le Sud des États-Unis, l'Est de la Sibérie, le Japon et le Nord de la Chine.
Il est très probable que cette mer rattachait la Méditerranée occidentale et l'Espagne au golfe du Mexique par un sillon Est-Ouest traversant l'Atlantique. C'est le sillon persistant, que j'ai déjà signalé et qui, aujourd'hui encore, est une des zones sismiques les mieux caractérisées du globe, l'une des régions faibles, où les mouvements intérieurs se manifestent le mieux, et où des plissements peuvent encore se produire. On est en droit de considérer cette première mer intérieure du cambrien, comme le point de départ de notre mer Méditerranée ; ainsi que le montre un croquis ci-joint, cette mer intérieure a,
i . Voir, plus haut, page 252.