Voir Giles minéraux et métallifères, t. I, p. 704 à
2. Ce flysch, que l"on retrouve avec un faciès constant des Alpes Occidentales aux Garpathes, aux Balkans et à la mer Egée, varie d'âge suivant les points; et, dans la région Carpalbique ou Balkanique, son dépôt commence au crétacé, tandis que, dans les Alpes Occidentales, il est oligocène. C'est un faciès et non un étage.
3 Dans les Balkans, les formations oligocènes à lignite sont nettement posté. Heures au flysch crétacé-éocène.
cette période avec le dinantien, qui a préludé aux plis carbonifères.
Ce rapprochement est également mis en évidence par le commencement de manifestations volcaniques (déjà esquissées, sur certains points, à la lin de l'éocène), qui répandent, dans les lagunes ouvertes au milieu de l'Avant-Pays, au bord desquelles elles font surtout éruption, des pluies de cendres basaltiques, de pépérites.
Dans tous ces petits bassins, lacs ou lagunes, qui se multiplient à ce moment sur toute la superficie de l'Europe, on a parfois, en môme temps que ces produits volcaniques, un peu de gypse (Aquitaine, Limagne), plus souvent des lignitcs.
C'est, en effet, la période des ligniles longriens du Gard, des lignitcs sannoisiens près de Marseille, des ligniles de Cologne, Bonn, etc.. et des couches à ambre sannoisiennes du Samland sur la Ballique, des ligniles de Ligurie et du Vicenlin, de ceux des Alpes (déjà cités plus haut) •.
Le miocène (49 à 53) ne fait qu'accentuer ce mouvement, commencé pendant l'oligocène, qui doit aboutir à l'érection de la chaîne alpine proprement dite.
D'abord, quand cette période commence, on voit les lacs aquitaniens du Plateau Central s'assécher; la France émerge définitivement presque tout entière, quoiqu'il y ait encore un bras de mer sur la basse vallée de la Loire et un autre sur toute la vallée du Rhône. Le dessin général de nos cours d'eau commence même à s'esquisser; le soulèvement des Alpes, avec les dislocations et les dénivellations, qui l'accompagnent du côté de l'Avant-Pays, était, en effet, le dernier trait attendu pour compléter la figure géographique de notre France et il ne restera plus maintenant qu'à y faire quelques retouches de détail.
Nous devons alors abandonner la France trop restreinte pour suivre ce grand mouvement de plissement à travers l'Europe Occidentale; on pourrait môme le poursuivre beaucoup plus loin, car, par une série de courbes figurées sur les planches I et III, il se rattache, nous le savons, au Caucase et de là à l'Himalaya, où l'on voit, à ce moment, des lambeaux de terrain éocène nummulitique soulevés à 6.000 mètres d'altitude.
Presque dès le début du miocène, dès le burdigalien (49), le flysch, à sédiments assez fins d'ordinaire, qui se déposait le long des Alpes, est remplacé par des sables moUassiques et des poudingues à gros éléments, ou nagel/luh, dont le Righi présente des types classiques. C'est là peut-être l'indice d'un soulèvement, aussitôt suivi parla destruction
1. Sur le versant Pacifique des États-Unis, en Californie, il se forme, au même moment, du bitume et de l'asphalte.