‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 300 sur 356 · Pages 200 à 20i · texte numérisé non relu

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sivement localisés dans les eaux. Dès la base du silurien (2j, presque tous les types fondamentaux du règne animal sont représentés dans la faune primordiale ; il manque cependant celui qui nous paraît le principal, les vertébrés S et c'est, en somme, dans le développement , des vertébrés que l'évolution se marque le plus clairement. Les poissons, dont l'origine nous est inconnue, se montrent les premiers sous la forme des ganoïdes cuirassés, ou placodermes, du silurien inférieur (3), auxquels s'associent bientôt les sélaciens^. Au môme moment, les arachnides du groupe des scorpions ont, pour la première fois, une respiration aérienne. Dans le dévonien supérieur (10), nous avons des amphibiens, des insectes, puis de premiers reptiles, qui se développent dans le carbonifère (11). Les mammifères apparaissent dans le trias, à l'état de marsupiaux déjà différenciés en deux groupes; les reptiles volants et les oiseaux reptiliens (fig. 51) dans le jurassique supérieur'; les mammifères placentaires (aussitôt très subdivisés) dans le crétacé supérieur ou l'éocène (41); l'homme dans le pléistocène (57) *.

Il y a donc, avec évidence, chaîne des êtres et progrès. Les premiers animaux que nous connaissons, nous semblent localisés dans la mer (et, d'après les idées transformistes, tous les êtres actuels gardent quelque trace de cette origine première) ; la respiration aérienne

i. Comme fossiles dominants, le cambrien, 2, comprend des trilobites (fig. 11, p. 200), des brachiopodes (Lingula) (fig. 9, p. 195); puis, en moindre quantité, des tîChinodermes, et des spongiaires. On y voit apparaître ces hydrozoaires destinés à se développer pendant l'ordovicien (3) que l'on appelle les graptolithes (fig 13 eH4, p. 201), et dont l'empreinte affecte parfois la forme d'une petite scie, ou celle d'une spirale; peut-être des méduses (Nathorst) et des annélides. La faune seconde (ordovicien, 3) est principalement caractérisée par l'abondance des trilobites, avec quelques céphalopodes; puis la faune troisième (gothlandien ou bohémien, 4) par lesnautilidcs à coquilles droites (Ortkoceras) (fig. 12, p. 200) ou enroulées (Gyroceras) et les brachiopodes (Lingula, Orlhis, Spififer) (fig. 15, p. 201). {Rhynchonella) (fig. 16, p. 201), (Strophomena) . Pendant celte période silurienne (3,4), les céphalopodes deviennent tellement abondants que l'on en connaît déjà plus de 1.600 espèces, notamment des Orthocères géants, qui atteignent au moins 2 mètres de long. C'est également l'époque principale des graptolithes, qui disparaissent à la fin du silurien (4).

2. Une théorie préconçue d'Haeckel, souvent invoquée comme un fait et contraire aux observations réelles, voit, dans les sélaciens (squales et raies), les ancêtres communs des poissons ganoïdes, qui auraient donné naissance aux Halisauriens nageurs (Ichtyosaureet Plésiosaure) etdes amphibiens (origine des Reptiles, Oiseaux et Mammifères) .

3. Ici encore on a voulu soutenir a priori que les oiseaux, supérieurs aux mammifères placentaires par leur vol, étaient apparus après eux.

4. Certaines écoles philosophiques ont attaché une grande importance à reculer dans le passé l'apparition de l'homme, comme si sa présence dans le miocène ou le pliocène, au lieu du pléistocène, pouvait changer quoi que ce soit aux conclusions théoriques. Jusqu'ici, on n'a relevé aucune preuve réellement sérieuse de cet âge miocène (ni même pliocène), qui demeure néanmoins parfaitement possible.

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