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i. Le tétraèdre est le solide qui a la plus grande surface pour le plus petit volume • •l la déformation d'une sphère en un tétraèdre est donc celle qui lui permet de se contracter dans le volume le plus restreint.
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pour montrer à quel point l'analyse complète d'un tel problème nous est actuellement inabordable.
C'est à partir du moment, où une croûte solide a définitivement séparé de l'atmosphère les zones fluides internes de la Terre, et où, sur cette croûte solide, sesontcondenséesleseaux, que la méthode géologique devient applicable. Dès lors, en effet, on peut admettre que les agents essentiels de la géologie ont dû (à l'intensité près), commencer à jouer le même rôle qu'aujourd'hui : c'est-à-dire que la Terre s'est trouvée livrée au conflit d'une activité ignée interne, par suite de laquelle son enveloppe scoriacée se disloquait, se déformait, se soulevait ou s'affaissait, tandis que les eaux superficielles, facilitant le travail de la gravité, tendaient sans cesse à aplanir ce que le feu intérieur avait rendu inégal. En même temps, la chaleur, rayonnée par le Soleil et par les astres et absorbée par la vapeur d'eau éparse autour de la Terre, déterminait, sur cette écorce solide, une douceur de température favorable à la vie : une chaleur, que le foyer interne, sous son enveloppe peu conductrice, fût devenu bientôt impuissant à réaliser'.
L'eau, qui a commencé ainsi, dès le début, à jouer un rôle prépondérant sur la surface terrestre, l'a fait en parcourant, sous l'effet de la chaleur solaire, les cycles continuels, auxquels nous assistons toujours, delà mer aux nuages, puis aux sources, aux fleuves et, de nouveau, à la mer. Dans les dépressions profondes, où s'accumulaient les océans, cette eau, qui ruisselait du haut de tous les continents, s'est peu à peu trouvée chargée de matières salines en proportion croissante, soit par la seule destruction des roches, continuellement ramenées à la superficie dans les éruptions et constamment détruites à nouveau par l'érosion, soit par un apport plus direct, à l'état de fumerolles, dont une partie peutêtre existait, dès la consolidation, dans l'atmosphère et s'est précipitée avec la condensation de la vapeur d'eau. Quelle a été la part exacte de ces divers phénomènes, c'est encore une question, à laquelle il nous est impossible de répondre. Il suflîra de remarqucrque, dès ce moment, la mer a dû commencer à contenir en dissolution tous les métaux solublcs des couches cristallines, dans un ordre, qui dépend, à la fois, de leur abondance dans les roches et de leur solubilité : d'abord, le sodium, l'élément caractéristique des roches acides; puis le magnésium, l'élément caractéristique des roches basiques ; ensuite le calcium, le potassium, etc. ; et, en combinaison avec ces métaux, les mctallo'ides principaux, que nous retrouvons, dans tous les phénomènes
i. D'après Lord Kelvin, dix mille ans après la formation d'une première croûte solide, le flux de chaleur, qui la traversait, ne devait déjà plus produire, à la surlace, qu'un échaulîement négligeable.
CIIAP. XVII. — ORIGINES DE LHISTOIRE GEOLOGIQUE 713
géologiques, jouant le rôle essentiel, aussi bien dans la masse des roches cristallines consolidées, ou dans les gîtes métallifères, que dans les fumerolles volcaniques : le chlore prédominant ; puis le soufre et le carbone; accessoirement le bore, l'arsenic, etc. En môme temps que la mer recueillait [ainsi peu à peu tout ce que l'écorce terrestre renferme de soluble, les sédiments, qui se formaient au milieu d'elle, en accumulaient les parties insolubles ou chimiquement précipitées après dissolution et ainsi commençait une sélection entre les métaux, d'abord associés pêle-mêle à l'état d(> silicates dans la scorie et dont les mouvements internes, suivis d'érosions, ramenaient sans cesse au jour, comme un labourage profond, des zones nouvelles.
Au cours des âges géologiques, le travail des agents naturels a donc constamment travaillé : par les forces ignées ou internes, à rendre l'écorce hétérogène et, par les forces aqueuses ou exlernes, à rétablir l'homogénéité. La structure compliquée de la Terre, telle qu'elle se présente aux efforts de notre science, est le résultat de ce perpétuel conflit. ^
Pendant des périodes, qu'il est impossible de songer à évaluer en années, on a vu les magmas ignés se solidifier, les eaux les ronger, les détruire et en stratilier les éléments, les organismes leur emprunter des principes pour refaire de la matière inerte, puis des cassures disloquer ces strates, des plissements les rendre sinueuses et de nouvelles roches éruptives s'y élever, s'y infiltrer, en pénétrer les vides, arriver parfois jusqu'au jour, s'échapper à la surface en nappes, en coulées ; après quoi, de nouvelles érosions ont détruit ces saillies montagneuses, remanié ces roches éruptives, qu'elles mettaient à nu, apporté de nouveaux matériaux à la sédimentation, incessamment poursuivie par les mers, que ces mouvements de l'écorce avaient déplacées. Et cela s'est continué sans interruption, seulement avec certains paroxysmes, qui nous servent à limiter et dater nos périodes géologiques. Voilà le mélange confus, que la nature nous livre, dont elle nous offre des sortes de sections horizontales, faites par l'érosion superficielle et que nous nous efforçons de déchiffrer assez pour en reconstituer l'histoire.
Mais cette écorce hétérogène, que nous pouvons seule aborder, est-elle très épaisse ? Ces phénomènes, qui constituent d'ordinaire toute l'élude de notre géologie, se prolongent-ils à de grandes profondeurs ? ou sont-ils comme les tempêtes de l'océan, qui n'en ébranlent que la nappe superficielle ? Quand nous parlons des profondeurs de la Terre, nous pensons instinctivement à celles où il nous est donné de pénétrer à grand'peinc : quelques mètres sont déjà un pas
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sérieux; 2 ou 300 mètres nous étonnent; 1 ou 2 kilomètres constituent une limite, que nous nous sentons pour le moment incapables de franchir; notre imagination même a de la peine à faire plus que doubler ou tripler ce chiffre; et, pratiquement, c'est, en effet, la seule portion de la Terre qui nous intéresse, puisque, suivant toute probabilité, le reste nous sera toujours inaccessible. Quand on demeure dans des limites aussi étroites, il est à peu près certain que l'hétérogénéilé superficielle se poursuit, quoique déjà, comme je l'ai fait remarquer dans un autre chapitre S des sections, que nous pouvons supposer avoir été faites à 4 ou 5 kilomètres de la surface primitive, accusent une régularité de phénomènes beaucoup plus grande qu'à la superficie même. Mais plus profondément encore ? Sur ce rayon, qui a 6.400 kilomètres environ, si nous franchissons les 40 ou 50 premiers kilomètres, c'est-à-dire l'épiderme, que se passe-t-il ? Nous sommes là, bien entendu, en pleine hypothèse. Cependant, la logique semble indiquer que tout le trouble superficiel, introduit par le contact de l'atmosphère froide et des eaux, par les dislocations de la première enveloppe de scories, doit être atténué en dessous de ce manteau protecteur, dans cette zone profonde, dont la température doit être beaucoup plus régulièrement répartie et qui a des chances pour s'être disposée plus théoriquement, en raison à la fois de la pesanteur et de la force centrifuge. Peut-être, à l'intérieur de la Terre, les éléments chimiques demeurent-ils groupés dans un ordre théorique, que les lois de la mécanique permettraient d'envisager et qui, produit par l'attraction réciproque de ces éléments fluides en rotation, ne saurait être, jusqu'au centre où l'attraction interne s'annule, celui de la densité. Peut-être est-il exact, comme on l'a supposé dans certaines théories mathématiques, que la densité s'accroît, d'abord, jusqu'à un certain maximum, par l'accumulation des métaux lourds, dont l'écorce superficielle nous révèle seulement des traces S puis diminue jusqu'au centre, avec apparition possible, dans cette zone centrale, d'états chimiques encore inconnus-.
Je ne veux pas entrer ici dans ces discussions mathématiques. Je dois cependant indiquer une conséquence, que l'on a souvent tirée de celte hypothèse générale sur la structure interne de la Terre et qui, si elle était exacte, pourrait être de nature à nous fournir la base, toujours