Voir, sur W. Smith : A». Gkikie. loc. cit. pages
2. En même temps, à partir de 1828, on commençait, en France, à publier des cartes départementales et 44 étaient publiées, quand, en 1868. fut organisé, sous la .Mrection d'ÉuE de Blacmcxt, le Service de la carte géologique française en s'inspirant des résultats obtenus en Angleterre et en Autriche.
nique, dont les premiers jalons avaient été jetés autrefois par Sténon, plus récemment par Hutton et qui, bientôt, avec de Saussure, Dolomieu, de Humboldt, de Buch, puis avec Élie de Beaumont et ses successeurs, devait devenir une des branches fondamentales de la géologie, une de celles, pour lesquelles les controverses les plus ardentes ont mené aux résultats les plus grandioses et lès plus inattendus.
L'œuvre de de Saussure est une œuvre locale*. Il est venu à une époque, où l'on était las des grandes théories en l'air à la BufFon et où les observations n'avaient pas encore été assez multipliées pour qu'on pût songer à édifier plus sérieusement sur les faits une théorie nouvelle. Aussi, comme les meilleurs de ses contemporains, n'a-t-il songé d'abord qu'à observer avec conscience, en s'abstenant, le plus souvent, d'expliquer. Mais les principes de la tectonique se sont imposés à son observation, tandis qu'il courait à travers les Alpes, et il a su les voir et les exposer. Quelques-unes de ses remarques sont demeurées classiques, notamment celle sur les poudingues fameux de Vallorcine. Il a, le premier peut-être, en face des plissements de la vallée de l'Arve, affirmé qu'une révolution du globe avait amené, dans cette situation anormale, des couches déposées horizontalement et l'on trouve même, dans ses écrits, la mention de véritables renversements-.
Presque en même temps, l'allemand Pallas faisait, dans un voyage célèbre en Russie' de 1768 à 1774, des observations curieuses sur la structure des montagnes de Sibérie, et Dolomieu * allait au loin étudier les atterrissements des plaines de l'Egypte, ou les volcans, dont il fit une étude particulière.
Mais c'est surtout les deux grands disciples de Werner, Alexandre de Humboldt et Léopold de Buch, qui, tout en protestant par principe,
1. De Saussure (1740-1799) est d'âge intermédiaire entre IIutton né en 1726 et Werner né en 1750; il est presque exactement contemporain de l'allemand Palla.3 (1741-1811), observateur également circonspect, et du fondateur de la cristallographie, HAiJY (1743-1822). Parmi les œuvres de de Saussure, VAgenda ou Tableau général des observations et des recherches dont les résultats doivent servir de base à la théorie de la terre, a paru dans le Journal des mines en 1796, un an après la théorie de la Terre de Hutton, alors que Werner, devenu professeur à vingt-quatre ans, était en pleine activité de son enseignement. On sait que de Saussure lit le premier, le 21 juillet 1788, l'ascension du mont Blanc.