CDAP. IV. — MÉTHODES PHYSIQUES. — TEMPÉRATURE EN PROFONDEUR
contraire produit par le Soleil ne vient nullement contrebalancer ce résultat, comme le montre l'observation la plus courante sur la température des souterrains .
Puisque aucun moment et en aucun point on n'a jamais constaté l'inverse, c'est-à-dire une diminution de température à mesure que l'on s'enfonce*, il ne peut y avoir retour de cette chaleur rayonnée vers les parties profondes et chaudes, à quelque dislance de la surface quon les suppose. Il est donc impossible d'échapper à cette première conséquence que la Terre abandonne constamment une partie de sa force vive interne par un rayonnement interplanétaire, qui prend la forme calorifique ; il est dès lors, très probable qu'elle se refroidit et, comme cette fuite de calories ne fait que traverser continuellement l'écorce superficielle, dont les modifications de température paraissent, comme nous le verrons-, avoir été insensibles dans la zone équatoriale depuis lorigine des temps géologiques, il en résulte, d'une façon également bien vraisemblable, que ce ccfroidissement s'opère dans ces parties internes, dont nous avons, d'autre part, reconnu la densité considérable par les procédés d'observation précédents. Les éruptions volcaniques et les sources thermales précipitent encore localement ce rayonnement de la chaleur interne'. Comme nous savons, en outre, soit par le volcanisme, soit par la pétrographie, qu'il existe et a toujours existé, tout au moins à une certaine profondeur, des roches ignées en fusion, c'est à peine une hypothèse d admettre que ces magmas fondus ont pu, en se refroidissant peu à peu par le rayonnement terrestre, se solidilier localement et diminuer de volume: contraction, à laquelle on rattache tout naturellement, comme nous l'avons vu déjà, les plissements tectoniques de l'écorce*-
1. Je ne parle pas, bien entendu, aes anomalies locales et limitées à proximité de la surface, dont la cause est presque toujours facile à trouver (courants d'air, circulation d'eaux froides, etc..)