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forte encore, non seulement parce que les dénivellations peuvent atteindre près du double, mais surtout par suite du caractère volcanique que présentent la plupart de ces rides montagneuses, adossées à des lignes de dislocation suivies par des rivages. Le degré géothermique n'est plus alors de 30 mètres, mais de 10, ou même moins. Il peut donc y avoir, sous la chaîne montagneuse, au niveau du fond de la mer, une zone suffisamment ramollie pour que sa résistance aux pressions se trouve considérablement affaiblie et la dislocation, qui existe déjà suivant le rivage, a donc des chances pour s'accentuer, en intervenant peut-être même inversement dans les phénomènes du volcanisme, c'estrà-dire que les deux phénomènes connexes de la dislocation et du volcanisme peuvent se provoquer réciproquement tour à tour.
C'est là un exemple, relativement peu important, des causes diverses qui peuvent influer sur la forme des isogéothermes, ou surfaces d'égale température en profondeur. Il est probable que, dans toutes les régions, où des actions éruptives se sont manifestées aune époque relativement récente et, dans toutes celles, encore inconnues, où elles peuvent se réaliser dans un avenir relativement prochain, des actions semblables doivent intervenir pour augmenter la chaleur interne (à moins qu'il ne faille concevoir inversement l'éruptivité comme résultant d'un tel accroissement de température). Tous les grands phénomènes de dislocation géologique, quoique sans doute très simplifiés en profondeur, ont des chances pour avoir ainsi leur contre-coup sur la température profonde et c'est uniquement dans les zones tranquilles de l'écorce que les isogéothermes doivent former des surfaces régulières et parallèles les unes aux autres.