volumes. Paris, Baudry, 1893 et ann. suiv
9 Le goniomèlre à réflexion permet de mesurer l'angle de deux faces en observant un même rayon lumineux, réfléchi successivement sur ces deux faces et mesurant
que font entre elles certaines faces, la reconnaissance de certaines particularités géométriques caractéristiques, telles que le mode de mériédrie', les macles, le polychroïsme, etc., au besoin le calcul de la forme cristalline primitive, suffisent à déterminer le cristal.
On y joint, en outre, surtout s'il s'agit de reconnaître un minéral dans une lame mince de roche étudiée au microscope, l'examen des propriétés optiques, (mesure de la biréfringence, nombre et position des axes optiques) et, dans ce cas, on peut encore recourir aux réactions micro-chimiques. Je donnerai, tout à l'heure, quand il sera question de la pétrographie, quelques indications sur l'emploi, peu connu en dehors des spécialistes, de ces méthodes optiques, telles qu'on les applique aux roches *.
B) Minéralogie de gisements. — La pratique scientifique ordinaire a toujours soigneusement distingué, jusqu'à ces derniers temps, les cristaux isolables et visibles à l'œil nu, ou macroscopiques, appartenant au minéralogiste, et les cristaux microscopiques, laissés au pétrographe. Si l'on considère les associations des minéraux, qui forment la base de la minéralogie de gisements, une telle distinction est d'autant moins fondée, que, dans les roches mêmes, les éléments sont, tantôt macroscopiques et tantôt microscopiques : la différence, purement empirique, entre ces deux catégories résultant simplement de notre puissance de visibilité.
Une serait pas plus rationnel d'établir une autre barrière entre les minéraux de filons ou de géodes, librement cristallisés par voie hydrothermale ou sublimation et les minéraux des roches, pour lesquels la fusion ignée est surtout intervenue ; car bien des cristallisations de roches paraissent avoir nécessité des réactions hydrothermales prédominantes et, d'autre part, même en milieu igné proprement dit, la cristallisation d'éléments
l'angle dont il faut faire tourner le cristal pour que ces deux rayons réfléchis coincident.
1 . Il arrive souvent qu'un cristal présente seulement la moitié ou le quart des faces exigées par la symétrie. C'est ce qu'on appelle Vhémiédne ou la telraioédrie (plus généralement la mériédrié), expliquée par Delafosse en admettant que les faces supprimées, identiques aux autres géométriquement, ne le sont pas physiquement (autrement dit, suivant Bravais, qu'il y a différence entre la symétrie du polyèdre et celle de son assemblage). Une substance donnée n'offre jamais qu'un seul genre de formes mériédriques. — Les macles sont l'assemblage de deux ou plusieurs cristaux accolés en un seul, et dont les orientations cristallographiques sont différentes, comme s'il y avait eu demi-rotation de l'un d'eux autour d'un axe (hémitropie normale), ou de 180" autour d'une ligne contenue dans le plan d'assemblage {himitropie parallèle). — Le polychroïsme est la propriété que présentent les cristaux biréfringents d'offrir des colorations variables suivant la direction en lumière naturelle. "Voir plus loin pages 735 et 739.
S. Page 167. Voir également l'appendice page 731.