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Il est, en effet, facile de remarquer que les éléments chimiques caractéristiques des fumerolles sont ceux que nous retrouvons associés, ou que nous soupçonnons être intervenus dans toute la série des phénomènes géologiques : dans les cristallisations de roches éruptives, où l'on observe d'une façon constante des traces résiduelles de chlorures, sulfures et carbures ; dans les filons métallifères, dont tous les minéraux résultent de cristallisations opérées par l'influence prépondérante de chloFurcs, sulfures ou carbonates; dans les eaux de la mer, où viennent s'accun\uler, comme dans l'égout universel, tout les sels solubles, pouvant exister dans les terrains géologiques et où l'on rencontre, par suite, avant tçut, des chlorures, sulfates et carbonates; enfin dans les gîtes salins, produitsparl'évaporation des eaux marines, où les chlorures de sodium et de potassium sont encore associés avec les sulfates de chaux et de magnésie et les hydrocarbures.
Ce rapprochement manifeste démontre incontestablement une communauté d'origine, mais prouve aussi qu'on se trouve en présence d'un cycle sans cesse renouvelé. La différence des théories relatives au volcanisme consiste en ce que les divers savants ont supposé les fumerolles empruntées à l'une ou l'autre des phases du cycle.
Pourbeaucoup et, par exemple, pour A. de Lapparent, les gaz dégagés par les volcans sont encore emprisonnés depuis l'origine sous la croûte terrestre ; à toutes les époques, le volcanisme en a dégagé une partie.
Pour d'autres, tels que M. Armand Gautier, les fumerolles proviennent de la refusion des roches cristallines (granités et autres), qui laissent échapper les traces qu'elles en avaient conservées.
Enfin, pour Charles Sainte-Claire Deville, Fouqué et Daubrée, les fumerolles volcaniques ne font que restituer au jour, presque aussitôt, les sels apportés en profondeur par des introductions d'eaux superficielles, qui, infiltrées dans les fissures du sol, contribuent à la violence du phénomène en déterminant des explosions*.
Nous verrons plus tard les raisons qui militent en faveur d'une réserve ancienne, persistante en profondeur; mais peut-être les trois explications sont-elles à la fois à retenir.
b) Les observations de gisement relatives à des roches éruptives anciennes présentent de grandes difficultés théoriques. En effet, mis .en présence d'un gisement pétrographique, ce que nous demandons à ce gisement de nous dire, ce sont : 1° ses conditions de formation; 2° 1 âge de sa formation.
Si nous cherchons d'abord à retrouver les conditions de formation jd'une roche, l'étude du volcanisme actuel et les synthèses que l'on a
1. Pour A.Bri'n [Recfi. surl'exhal. vole, 1891], le volcanisme profond est anhydre.