Lib. Pontif. pp. 263, 279 et
2. Ces Communions sont celles du Samedi après le 11^ Dimanche du Carême , du Vendredi et du Samedi après le III« Dimanche , du Mercredi et du Vendredi après le IVe Dimanche. L'antienne de communion Voce inea du premier Lundi de Carême , qui est aujourd'hui remplacée dans le Missel romain^ par TAnt. Amen dicovohis , se trouve encore dans le graduel Dominicain. (Tournai, 1890.) .
3. Un mot sur VAntiphonah, p. 21. — 4. Les véritables origines , p. 74.
5. « Il est intéressant de constater que les péricopes auxquelles sont empruntées ces antiennes correspondent à quelques uns des jours les plus solennels du Carême dans les liturgies milanaise et espagnole, par exemple , les Dimanches de la Samaritaine, de l'Aveugle-né , de Suzanne et de Lazare. Ces scènes évangéliques auraient-elles été à l'origine commémorées aussi à Rome le Dimanche , puis postérieurement transposées à quelques jours de scrutin particulièrement importants pour les aspirants au baptême ? » (Dom Morin , op. cit. p. 75 , note 2).
S. Grégoire est le chant de V Alléluia à toutes les messes des Dimanches et fêtes, en dehors du Carême et du temps de la Septuagésime ' ; mais il semble que le plus souvent le choix de ï Alléluia et du verset fut abandonné au chantre. Dans plusieurs endroits de l'Antiphonaire la rubrique porte : Alléluia quale volueris , et les alléluia manquent dans beaucoup de messes pro Sanctis.
Le savant éditeur du Graduale Salisburiense fait observer, dans son étude sur la formation de VAntiphonale Missariim qui sert de préface à cette publication, que : « Les versets de V Alléluia , entant que distincts de V Alléluia lui-même, varient tellement et si universellement qu'on se demande tout d'abord s'ils faisaient partie du plan original.
« h' Alléluia lui-même , ajoute-t-il, était sans doute en usage à Rome , dès les temps anciens , au moins tout d'abord le jour de Pâques, puis ensuite plus fréquemment , jusqu'à ce que S, Grégoire en eut étendu l'usage à tous les Dimanches et fêtes. Mais il est possible que les versets soient une addition postérieure, due à la même tendance de pourvoir de paroles le jubilus , qui plus tard produisit les Séquences. Cela en expliquerait la diversité.
« On peut en donner une autre raison. Dans le principe, les Allelluia et leurs versets n'étaient pas assignés à des messes séparées, mais se trouvaient groupés ensemble suivant les différentes saisons, Pâques, le temps de la Pentecôte et de la Trinité. On pouvait faire un choix dans ces différentes collections pour chaque circonstance particulière ; d'où s'en suivait naturellement une grande diversité. Mais cela ne suffit pas à rendre compte de toutes les variantes qu'on rencontre. On y trouverait bien la raison d'une différence dans l'emploi des matériaux tirés d'une provision commune , mais cela n'explique pas pourquoi les collections d'Alleluta varient d'un manuscrit à l'autre, et ce genre de différence est tout aussi remarquable que le premier.
« De plus , on a adapté de nouveaux versets à d'anciens Allelluia et même l'on n'a pas cessé de composer de nouveaux Alléluia jusqu'à la fin du XV" siècle, avec une liberté dont il n'y a pas d'exemple dans le reste de l'office. Graduel, Offertoire ou Communion. En général, cette formule de chant semble n'avoir point participé à cette stabilité qui est si caractéristique des autres parties de la Messe '^ »
Une nouvelle preuve que la refonte du Sacramentaire n'a pas toujours coïncidé avec une pareille retouche de l'Antiphonaire se trouve dans les divergences qui existent entre ces deux livres.
Le Sacramentaire commence par la vigile de Noël, l'Antiphonaire par le premier Dimanche de l'Avent. Dans l'Antiphonaire on ne trouve pas trace de sainte Anastasie à la deuxième messe de Noël, tandis que le Sacramentaire contient une préface propre à la Sainte, ce qui semble indiquer une messe spéciale. Au jour de la Circoncision, l'Antiphonaire a seulement une messe en