‹ La science [musicale] grégorienne; revues diverses, 1898-1908Chapitre 28 sur 127 · Histoire du Bréviaire roinain , p · texte numérisé non relu

Histoire du Bréviaire roinain , p

3. Euseb. Hist. EccL, V. 28. 5. — 4. Cousiil. Jposl., VII , 47.

5 . Le Te Deum est mentionné pour la première fois dans la Règle de S. Benoît et parait avoir été composé dans la première moitié du V^ siècle. (V. BatiiTo'l , op. cit pp. 98-99 )— 6. Relract. lib. I, cap, 20. ' ''

N° 29. Avril 1898.

réglé qu'il chanterait un verset' mélodieux, exprimant quelque dogme sublime '. »

L'Antienne était donc primitivement le chant de l'assemblée qui répondait au psaume, d'où le nom à'hypopsalma, et s'associait aussi bien au psaume antiphonique, chanté à deux chœurs, qu'au psaume solo dont elle rompait la monotonie. La forme la plus ancienne de l'antienne parait avoir été V Alléluia hébraïque qui s'intercalait entre les psaumes-, comme aujourd'hui V Alléluia de la messe se mêle au psaume du Graduel. La mélodie devait en être très simple , afin de pouvoir être retenue facilement par le peuple , tandis que la reprise des répons de l'Office et des versets de l'Offertoire , les vocalises actuelles de l'Alleluia , les antiennes de l'Introït et la plupart des antiennes de Communion ne peuvent avoir été composées qu'à une époque où leur exécution était réservée au chœur des moines ou des clercs.

Mais à quelle époque les chants de la Messe et de l'Office commencèrent-ils à être réunis en recueil? D'après l'anonyme de Gerbert , si S. Damase organisa la liturgie de Rome d'après le modèle de celle de Jérusalem , ce fut S. Léon le Grand (440- 461) qui régla le chant pour tout le cours de l'année ecclésiastique. Beatissimus Léo papa annalem cantum omnem instituit ^ D'autres documents nous attestent que ce pontife s'occupa de perfectionner la Liturgie. Le liber Pontificalis nous apprend qu'il ajouta à la sixième oraison du Canon ces mots.* Sanctum sacriftcium , immaciilatam hostiam ; Honorius d'Autun affirme qu'il avait composé des Préfaces et Tommasi a reconnu que le style de S. Léon se rencontre souvent dans les oraisons et Préfaces du sacramentaire gélasien'*.

De plus , le Liber Pontificalis lui attribue la formation d'un monastère d hommes auprès de la basilique de Saint Pierre. Ce ne pouvait être que pour le service du culte et spécialement pour le chant de l'Office divin ; car , plus tard nous voyons les abbés de ces monastères basilicaux porter le titre d'archichantre de l'église de Saint Pierre et composer à leur tour des recueils du chant annueP.

Nous pouvons donc ajouter foi au témoignage du liturgiste anonyme dont Gerbert a publié le curieux opuscule. « Ce document est , d'après Dom Morin , l'œuvre de quelque moine frank du VHP siècle, qui est allé examiner de près l'usage et la tradition des monastères romains , parmi lesquels surtout , on le sait , se recrutaient les membres de la Schola. Il semble tout particulièrement au fait des traditions qui avaient cours dans les monastères situés près de Saint Pierre. C'est là apparemment qu'il a dû puiser ces détails, trop peu remarqués jusqu'ici, sur les divers personnages qui ont élaboré le chant liturgique de Rome*'. »

1. Versuni, ut qui esset sonotus et sublime aliquod dogma continerct , populum succinere sanxcrnnt , quando quidem totum psalmumignorabat. (Exposit.iii f>saJvi. uy).

2. V. Batilïol, op. cit. pp. 7-8 — Cf. Gevaert , La Mélopée antique, pp. 160-161.

3. De prandio injiiacborutn (apud Batiffol. Histoire du Brév. roin. p. 349).

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