SYSTÈME BÉNÉDICTIN
On comprend bien le : S'il est un mot ? Il faut donc qu'il soit un mot pour donner raison à la méthode bénédictine. Or , le groupe n'est pas un mot mais une syllabe.
Le voilà donc affirmé, une fois de plus, dans toute son équivoque volontaire.
On ne peut pas mettre de côté, un texte contraire à sa thèse, avec plus de désinvolture que ne le font au profit de la leur, les maîtres dont je cite les écrits. Bien mieux, tout aussitôt, M. l'Abbé Vigourel, me décerne un brevet de parfait interprétateur du texte en question : « Pour M. H. , dit -il la formule « est une syllabe et non un mot... » Mon Dieu, oui, pour moi c'est cela , parce que Guy d'Arezzo le dit formellement avec S. Odon; je suis donc dans la vraie tradition, de l'aveu de mon vénéré contradicteur, et je conclus encore une fois : Donc le système bénédictin est faux dès la base, puisqu'il est contraire au texte ancien qu'il proclame être « son appui inébranlable. »
Aussi, n'est-ce pas sans quelque surprise que, plus loin, je lis cette phrase du même critique : M. H., on le voit !... pour adapter la doctrine de Guy d'Arezzo à son système est obligé de la travestir ! »
Ceci, on me permettra de le dire sans fiel aucun, ceci dépasse la mesure !
Qui donc travestit la doctrine de Guy d'Arezzo ?
Est-ce moi ? M, l'Abbé V. a répondu : non.
N'est-ce pas le R. P. Dom Bourigaud qui imagine un texte pour le substituer au texte authentique, deux fois contraire à son enseignement quotidien ?
N'est-ce pas M. l'Abbé Vigourel, qui dans son ardeur, quelque peu aveugle, n'a pas même remarqué ses contradictions à mon égard et se hâte d'affirmer, sans doute de peur que le lecteur ne regarde le texte de trop près, que : « voilà le système bénédictin. »
Querelle de mots, dira-t-on ? Que ce groupe soit un mot ou une syllabe, à quoi bon disputer ?
11 importe beaucoup au contraire, puisque, d'après le principe bénédictin du groupe-mot « toutes les notes-syllabes de la mélodie sont égales, sauf la dernière de chaque mot, tandis que d'après le principe guidonnien du groupe-syllabe « toutes les KOTes-lettres sont égales dans le groupe et que de groupe à
la résultante d'une fébrilité immaîtrisable, à mesure que j'avançais dans la découverte du néant théorique de la théorie bénédictine.