INÉBRANLABLE DES ORIGINES LITURGIQUES , DE LA FORME MÊME DES NEUMES
(on l'a vu, hélas !) et des théoriciens du moyen-age (on a lu les interprétations qu'ils suggèrent!). Et non content de toutes ces belles choses, le R. P. termine : Elle est d'accord avec les seules sources traditionnelles dont nous puissions faire usage. »
On se sent désarmé par tant de candeur et je m'en voudrais d'ajouter quoi que ce soit.
Concluons.
Il y a des œuvres défendables dans leurs grandes lignes et sujettes à critiques dans quelques petits détails : d'autres , et l'œuvre de Solesmes est du nombre, admissibles dans de minces détails extra théoriques, mais indéfendables dans leurs grandes lignes.
Nous nous trouvons donc en présence d'une restauration inadmissible, si on nous la donne comme conforme à la tradition; mais digne d'être étudiée, si on nous la propose comme un moyen de réagir, sans nous brusquer outre mesure , contre les errements aussi pitoyables qu'invétérés du plain-chant actuel. Je prie le lecteur de graver cette dernière phrase dans sa n.émoire, afin qu'il se souvienne à l'occasion que je ne veux aucun mal a l'œuvre actuelle. Vérité archéologique mise à part.
G. Houdard.