I. Idées générales qui se dégagent des Brefs cl des Décrels
L'idée qui prime toutes les autres es-t précisément celle de Vunitéh réaliser autour de l'Edition reconnue et recommandée par Rome.
Dans le Bref Qui choricis nous lisons : Atque adeo hanc ipsam dicti Gradualis Romani edilioiicin... Reverendissimis locorum Ordinariis iisque omnibu<, quibiis tnusices sacrœ cura est, magno opère comnieadamus; co vel magis, quod stt Nobis tnaxime in volts, ut cum in cseteris quœ ad sacram Liturgiam pertinent, tmn etiam in cantu, una, c midis in locis ac Diœcesibus, eademquc ratio servetitr, qua Ro?nana utitur Ecclesia.
Dans le Bref Sacrorum coîiccntuum nous lisons : Itaque viemoraiam editionem... probamiis, atque aulhcnticam devlaramiis. Rêver endissimisque locorum Ordijwriis, cœlerisque quibu^ Musices sacrœ cura est, vehementer commendamus\ id potissimum spec tantes, ut sic cunctis in lacis ac Diœce-
l'avenir de la musiquk sacrée 69
sibus, cum in cœteris qupe ad sacram Liturgiam pertinent, tum etiam in cantu, una eademque raùo servetur, qua Bomana utitur Ecclesia.
Le premier texte est de Pic IX, le second de Léon XIIL Les Papes se succèdent, les idées leur survivent. Dans les deux textes nous trouvons les mêmes mots : Ctinctis in locis ac Diœcesibus... Una... Eademque ratio SERVETURjÇ^î^a Romana utitur Ecclesia. C'est là le vœu qui domine tous les vœux : Maxime in votis... Id potissimiim spectanfes. Et ces vœux ne sontpoint abstraits, et V unité ambitionnée n'est point limitée à la théorie: le tout vise une édition bien spécifiée : Hanc ipsam editionem.. . Memorafam editionem.
Et les textes ci-dessus sont très particulièrement remis en lumière dans les deux Décrets Romanorum Pontificum et Qiiod S. Augustinus.
On le voit : il existe une Edition de chant liturgique appartenant en propre à l'Eglise romaine, approïivée et reconnue authentique par Elle, par Elle aussi vivement recommandée aux Révéreîidissimes Evêques et à tous ceux qui doivent prendre soin de la musique sacrée; et c'est vers cette Edition, que les exhortations les plus pressantes de l'Eglise orientent la question si vitale de l'unité, afin que dans le chant, comme dans le reste de la liturgie sacrée, on suive dans tous les lieux et dans tous les diocèses une seule et même pratique, celle de l'Eglise romaine.
{A suivre.) A. Gaberï.