DEUXIÈME ANNÉE N" 6 15 JUIN
L'AVENIR
DE LA
MUSIQUE SAGRËE
SOMMAIHK.
A propos d'Unité (suite.) 81
La Culture musicale grégorienne 87-
Les Temps et les Pieds rytlimiquos (sv/t/c.) 91-
A PROPOS D'UNITÉ
(Suile.)
Une seconde idée générale qui se dégnge des susdits Brefs et Décrets relatifs au plain-chant liturgique est Cflie do la simpli fication des mélodies : celte simplification esc posée en principe par l'Eglise et recherchée de parti pris, expressément, systématiijuement.
De nos jours, on le sait, il y a conflit entre le point de vue scientifique ou archéologique et le point de vue pratique.
Les savants font des efforts désespérés « pour ramener le chant grégorien à ce qui, d'après eux, était sa forme primitive » — lit ad eam, quam ipsi pulant , prim.vvam coacjnituum formam Gregorianiis cantu% rcducatur (1) — .Il est vrai qu'ils sont à cent lieues de s'entendre et qu'avec une égale conviction ils disent tour à tour blanc et noir sur les mêmes questions. Mais cela ne les arrête point. Et ils sont bien persuadés qu'au jour où la science aura dit son dernier mot sur les neumes et sur leur interprétation, le monde subira la magie d'une forme d'art supérieure à toute autre, accessible à tous, adéquate aux besoins et aux tendances esthétiques de tous les temps.