‹ La science [musicale] grégorienne; revues diverses, 1898-1908Chapitre 67 sur 127 · Grey. Blail · texte numérisé non relu

Grey. Blail

108 l'avenir de la musique sacrée

Rome encourage les recherches archéologiques. Je travaille donc par pur amour de l'art, pour la vérité archéologique à découvrir, si elle ne l'est déjà par Tuii de mes confrères es neumes, pourapportcr tout au moins quelques données nouvelles, sinon toutes, propres à éclairer d'un jour nouveau cette question, si importante dans ses résultats, du rythme grégorien. Mais aussitôt que la question de pratique ^'oî<r/ia- /zè/'e est soulevée, l'archéologue enthousiaste lail place en moi à l'humble catholique dont le seul rôle est l'ohéissance absolue, obéissance qui entraîne forcément l'adoption hic et ruine do l'Edition officielle, et, de plus, la non-discussion de la valeur théorique de ladite Edition, la discussion étant inconvenante au premier chef (1).

De môme que Rome encourage les recherches archéologiques, de môme elle tolère l'exécution à l'I^glise de pièces de musique modeine dite religieuse, pourvu qu'elles soient respectueuse du sanctuaire et des nécessités liturgiques. En conséquence V exécution passagère de toute version archéologique restaurée d'après une méthode scientifique jouit de la même tolérance.

C'est donc en vue d'une exécution passagère que nous donnerons les quelques conseils dont nous parlions au début de ces lignes.

On a mené grand bruit d'une réserve faite en toute sincérité, concernant « V impossibilité de la rernise in'é^/ralc au répertoire de la cantilène antique ».

On s'est même servi de cet aveu comme d'une arme de combat contre ma théorie; mais n'esl-il pas regrettable do voir le dernier critique de mon œuvre en dénaturer le sens, bien clair cependant, par ce commentaire : « Il n'y a qu'un « mol à ajouter à cette appréciation : ce qui n'est pas chan- « table aujourd'hui ne l'était pas? davantage au moyen âge, et « la doctrine qui aboutit à une pratique impossible se con- « damne, par le fait même, irrévocablement (2). »

Ainsi donc, si, sans égards pour la susceptibilité bien légitime de mon critique, et pressenti par lui au sujet de l'exécution qu'il projette d'une œuvre moderne (de Brahms, Rubins-

i. Et, pour rester dans l'obéissance jusqu'au bout, c'est ;i NN, SS. les Evéqucs que nous nous abandonnons pour l'application pratique du principe d'adopîion, vu que I\omc, par une condescendance toute maternelle, leur loisse le choix du moment opportun en toloaut qu'ils conservent les anciennes éditions diocésaines U^gilimement introduites. (Décret du 7 juillet 1894.)

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