InVigiliaNativitatis Domini
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mettra d'approcher plus pr^s du but chcT'.hé: le vrairylhmc du chant grégorien.
Jusqu'à plus ample informé, je m'en tiens à ma conclusion comme à un fnit acquis (1) : Toute virga, tout punctum exprimant une seule syllabe littéraire (tels que les punctum sur deducis vehit ovcm ci-dessus rappelé) représentent l'un comme l'autre une unité rythmique moderne que nous traduisons, à notre tour, par une noire denotre notation usuelle.
Et ce, 1" parce que les cinq faits théoriques remémorés (paragraphe I de cet article) plaident en faveur de ladite interprétation rythmique ; 2° parce que l'étude la plus superficielle du texte liturgique surmonté de la notation neumatique montre aux yeux les moins clairvoyants que ces unités neumées sont placées sur toutes espèces de syllabes accentuées ou non accentuées ;3° parce que, contre toute attente, c'est-à-dire dans l'ail ente du texte que je réclame, respectueusement mais formellement, de nos contradicteurs, pltsieurs syllabes Li ITÉRA 1RES SUCCESSIVES (telles : 6/er/z<i:zs velu/ ovcm ou toutes autres formant passage similaire) exprimées une a une par des
PUNCTUM ou DES VIRGA, SE SOUDERAIENT-ELLES ENTRE ELLES POUR
FORMER DES PIEDS RYTHMIQUES DÉFINIS, qu'il faudrait trouvcr un nouveau texte nous donnant la règle à suivre, claire et précise, présidant à ces assemblages.
Or, en présence de cette pénurie de textes probants, quel est celui de nos modernes commentateurs ou restaurateurs (lu chant anti({ue qui osera prendre sur soi de décréter qu'on suivait telle règle plutôt que telle autre (2) ?
Néanmoins une hypothèse assez digne d'être prise en considération peut être proposées notre méditation.
Ces passages étant très rares en somme dans le Liber Gradiialis, ne peut-on supposer qu'il yavait en quelque sorte un arrêt du rythme musical au début du passage ainsi noté, et
1. Sans exagération je crois pouvoir dire que j'ai posé ces questionslà cà une centaine des plus exigeants parmi mes correspondints, et je dois dire que pas vne réponse documentée ne m'est parvenue. Tous proclament la liberté dans l'intorprétation rythmique de la notation neumatique, mais aui^un n'a la moindre raison scientiPKiue à en apporter! C'est une question d'iyisdnct, telle est la réponse la plus fréquente.
2. J'ai sous les yeux une lettre d'un de ces commentateurs, réputé qui plus est, dans laquelle il est dit que l'on suivait son instinct peraonnell! Toujours l'instinct. J'éprouve, je dois l'avouer, un certain scepticisme à cet égard et ne puis m'imaginer deux ou dix choristes suivant chacun son instinct et chantant la mkjie mélodie!
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simple débit recitativo des quelques syllabes ou mots ainsi exprimés musicalement? débit selon le rythme oratoire, dirions nous pour employer le terme à la mode.
Le fait est possible et même à peu près certain. Il est malaisé, en effet, de ne pas se laisser aller au rythme oratoire de ces fragments lorsqu'on les chante mezza voce ; mais cela infirme-t-il notre principe du neume-temps? Nullement : ce sont toujours des unités rythmiques successives parfaitement déUnies comme le sont nos temps modernes dans nos récitatifs lyriques ; le rythme est sur le papier, il est également dans les inllcxions de la voix du chanteur, et néanmoins ce ryliime n'est pas métronomique, rigoureux, comme dans le reste de l'œuvre. C'est toute la concession que l'on peut faire sur ce sujet. Je l'avais déjà fait toucher du doigt maintes fois dans tout ce que j'ai écrit jusqu'à ce jour. 11 ne paraît pas qu'on m'ait lu bien sérieusement et encore moins qu'on ait réfléchi mûrement à toutes ces choses qui sont du domaine de la théorie musicale.
Cela viendra avec le temps.
G. HOUDARD
P. -S. — Dans notre prochain article nous examinerons le 2° réservé ainsi qu'il est dit au début de cette étude ; Tout neumo reprhrntant plusieurs sons {de. 4 à 8) cst-il la représentation d'une seule imité rythmique?