RECTIFICATION
A propos de notre variation Au pay.s des truffes (numéro d'octobre) nous avons reçu la lettre suivante que nous nous faisons un devoir d'insérer intégralement :
Grand Séminaire de Périgueux, le 28 octobre 1899. Monsieur,
Un de mes amis me communique le n° du lil octobre 1899 de votre Revue V Avenir de la Musique Sacrée.
Pcrmettcz-moi de vous dire qu'au pays des truffes comme à Constantine, votre bonne foi a été surprise par vos correspondants.
Il est faux qu'il existe ici une petite bande de rebelles qui soit opposée au chant officiel à Périgueux.
Il est faux que les professeurs de liturgie et de droit canon prodiguent en secret leurs encouragements à quelques turbulenls néophytes de Solesmes.
Je n'insiste pas sur le ton peu bienveillant de l'article à notre égard. Qui l'a fait? qui l'a inspiré? Je crains qu'on n'ait écouté plutôt la voix de la passion que celle de la vérité. On, qui o)i? Comme vous, je serais tenté de dire : Isfecit cui prodest.
J'espère, Monsieur, que vous voudrez bien insérer ma lettre dans le prochain numéro de votre Revue. i
Agréez, Monsieur, l'expression de mes meilleurs sentiments.
H. BoiviN, Sup. du gr, sém. de Périgueux.
Et pourtant // est vrai que plusieurs curés du diocèse en question voulaient se plaindre à Monseigneur — nous le tenons d'eux-mêmes — parce que certains de leurs séminaristes démolissaient pendant les vacances léchant officiel que ces prêtres méritants avaient entant de peine à établir pendant l'année. Ces séminaristes répétaient aux chantres et aux chanteuses que le chant bénédictin — et non point le «chant l'uslet » — était le véritable chant de l'Eglise romaine; que les Décrets de la S. C. des Rites ne signifiaient rien, qu'on n'avait pas à en tenir compte, et (jue d'ailleurs la S. G. dos Rites, mieux éclairée, reviendrait sur ses décisions, etc. 7/ est vrai encore (\uq tout récemment un tout jeune vicaire, « qui avait été là-bas un pilier d'opposition », a tenu des propos scmblnbles devant une quinzaine de prêtrf s, et qu'il a même osé ajouter : « S'il est exact que le Pape ait connu et signé les Décrets de la S. C. des Rites, le Pai)0 est... » (ici une (jualification trop irrévérencieuse pour être citée). Il est vrai enfin que nous pourrions signaler plusieurs autres faits non moins fondés et non moins regrettables que les précédents. Mais en voilà bien assez pour démontrer que si notre bonne foi a été suiprise, elle ne l'a point été tota'ement. Au surplus nous aimerions mieux nous laisser donner tort sur toute la ligne que de poursuivre le déi)at sur un sujet qui nous exposerait à mettre enjeu des porsonnalilés.
Le Gérant : A. G A B EUT.
.MV NOIZETTB ET C'e.S, RUE CAMI'A0NK-1""«, PARIS.