Voir n"' 8 et H
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contenter moi-même de l'acquiescement tacite de mes critiques sur ce point, et j'espère démontrer sans effort que ces neumes simples sont, comme les neumes composés, de réelles unités rythmiques. Mon argumentation ne pourra que fortifier le jugement de mes adversaires. Et au lieu de nous occuper simplement des neumes composés de 4 à 8 sons (1), nous ferons une seule étude plus documentée sur l'ensemble de la question.
On a vite fait à notre époque de qualifier « affirmations personnelles dénuées de fondement, manquant d'autorité, etc. (2) », toutes déductions présentées avec une mâle assurance par leur auteur.
On verra tout à l'heure ce qu'il en est, et si mes affirmations répétées manquent de fondement, à défaut du prestige que donnent des titres académiques ou autres.
Néanmoins, ce reproche m'ayant été adressé dans quelques publications, je n'esquiverai pas ma justification, à supposer que j'en doive une, si mince soit-elle, à qui que ce soit.
La question posée par nous dès l'abord se compose de deux propositions, corollaires Tune de l'autre.
Tout signe neumatique est-il une unité rythmique, quel que soit le nombre de notes qu'il représente ; et, les diverses sortes de notes longues ou brèves, proportio)inelles les unes aux autres dans le rapport du simple au double, trouvent-rdes dans renseignement ancien la Justification de leur existence dans nos traductions de pièces grégoriennes ? m .
On comprend bien qu'il s'agit ici des signes neumatiques figurant un tout compact, défini, nettement séparé de ses voisins dans les manuscrits. Ceci compris, on saisira aisément la portée de la seconde proposition concernant les diverses sortes de notes longues ou brèves que nous faisons figurer dans le groupe musical correspondant au groupe neumé.
Rappelons enfin que le genre égal est plus spécialement choisi par les compositeurs du répertoire grégorien et que, dans ce genre de rythme, la longue égalant la durée totale du pied rythmique est, dans nos traductions, représentée par une NOiKE, laquelle se subdivise en croches, en doubles et en triples croches.
1. Ainsi que le faisait prévoir notre P. S. de la page 202, n" 11.
2. C'est l'arme favorite des critiques à court d'arguments contraires. Mais ces autorites ne se trompent-elles jamais?
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Et, entrant dans notre sujet, nous répondons : Oui ! Tout signe neumatique est réellement une unité r?/thmiçue.
Je reste aussi affîrmatif que par le passé sur le fait théorique du NiiUME-TExMPS, cu dépit des hésitations formulées par quelques écrivains en renom, comme en dépit des exclamations saugrenues de quelques critiques dérangés dans leur farniente d'hommes arrivés !
Mes raisons de cette ténacité trouvent leur poids dans les textes théoriques anciens, proposés par les commentateurs modernes à la méditation du public que la connaissance de la vérité archéologique attire encore après tant de polémiques stériles.
Pour faciliter au lecteur le contrôle des citations nombreuses que je me propose de faire, citations qui se retrouvent périodiquement d'ailleurs dans les revues dites de Miisica Sacra, j'ai pris soin de les collationner uniquement dans les articles, remarquables par la lucidité de leur conception, qu'un érudit incontesté, M. l'abbé J. Dupoux, a bien voulu écrire pour l'édification de nos communs lecteurs.
Avant toutes choses : Le rythme antique procède-t-il par