‹ La science [musicale] grégorienne; revues diverses, 1898-1908Chapitre 89 sur 127 · V. Articles J. Oupoux : n" 2, p. 21 ; n° 3, p · texte numérisé non relu

V. Articles J. Oupoux : n" 2, p. 21 ; n° 3, p

4. Cmfi et neuina; loco sint pediim. G. d'Arezzo, iVIicrol., XV, 10. ;;. V. n" 11, p. 19i-.

222 l'avenir de la musique sacrée

IP « Les Anciens semblent s'être représenté le rythme comme un long ruban ou une chaîne composée d'anneaux égaux^ c'est-à-dwe de pieds rythmiques égaux »: Gonfiimation absolue du P que l'on vient de lire (1).

IIP « Le rythme est une succession de temps coordonnée. » Or, cette coordination ne peut s'obtenir que par régalité des groupes de valeurs composant \q?, pieds de base. Nous le verrons plus loin, mieux encore que nous ne l'avons vu précédemment, s'il est possible,

IV" « Cest la loi des temps qui mesure et maintient le rythme (2). » Or, la loi des temps oblige — que le rythme envisagé soit binaire ou ternaire, c'est-à-dire simple ou double, 1 : 1 ou 2 : 1 — à les assembler do telle façon que l'on forme des groupes successifs, ou mieux, des successions rythmiques toutes égales en durée les unes aux autres, quel que soit le nombre de sons différents qu'il plaise au compositeur de faire entendre dans une même formule. En effet :

V° « Pour les Anciens, le rythme musical consiste dans la division du temps en fractions distinctes et bien ordonnées, et POUR ÊTRE RYTHMIQUES cllcs doivcnt sc groupcr en intervalles réguliers appelés pieds dont le levé et le fropjié recenant périodiquement forment les parties constitutives; d'où, résulte le sentiment de l'ordre produit par l'unité de mesure dans les temps et l'égalité de durée dans les pieds (3). »

Il n'est pas besoin de commentaire à ce commeniaire môme de la théorie antique fait par l'érudit auquel nous rendions hommage au début de ces lignes !

VP Suivant F. Quintilien « les rythmes n'ont pas de variété dans leur enchaînement et jusqu'à la fin doivent se suivre avec le même levé et le même frappé quils avuient en commençant », jusqu'à la métabole, c'est-à-dire « Jusqu'à ce qu'on passe à un autre genre de rythme (4). »

Est ce assez décisif en faveur de l'égalité absolue et obligatoire de tous les pieds entre eux; et ce n'est pas tout encore.

VJP D'après Cicéron ^ h- rythme dans les sons résulte de certaines impressions qui reviennent à inlerca'lcs égaux » ;

1. .le renvoie le lecteuiù mon commeniaire, n"8, p. I^fl. Voyez. mèiiK^ lievue, 11° 7, p. 103.

Page 1