‹ La science [musicale] grégorienne; revues diverses, 1898-1908Chapitre 91 sur 127 · L AVEMR DE LA MUSIQUE SACRÉE · texte numérisé non relu

L AVEMR DE LA MUSIQUE SACRÉE

caraclérués dans les rythmes, puisque la fantaisie dumusicien y mélangeail à son gré les longues et les brèves {!). »

Remémorons que ce mélange — et la variété ainsi obtenue — ne pouvait se faire qu'autant que r égalité des pieds successifs € ^E FÛT PAS VIOLÉE ».

Posons ilonc notre deuxième conclusion :

Tous les pieds étant égaux — fait acquis, — les diverses valeurs concourant à la formation desdils pieds sont toutes des sous-midtiples d'une valeur plus grande prise comme unité-type; et, dans chaque groupe de notes formant un rythme d'un iy^Q fué on tant que durée, les notes peuvent avoir une durée particulière autre que celle qu'elles auraient obligatoirement si le pied rythmique était toujours et n'était que le décalque d'un pied métrique usuel.

En d'autres termes, le pied métrique est une chose, le pied rythmique une autre.

Le pied métrique est à la base de l'art du rythme, le pied rythmique est au sommet et ne cesse de s'élever de plus en plus haut depuis deux mille ans. Le pied métrique est une pauvreté musicale, le pied rythmique une richesse, sinon la richesse par excellence, puisque une œuvre musicale n'existe que par le rythme qui la vivifie.

Autant dire que, s'ils ont une commune origine, chacun d'eux a évolué dans un sens différent, à tel point que ce n'est que par le nom qui sert ù spécifier par analogie de constituer tel ou tel pied rythmique comparé à tel pied métrique, dont le rythme est identique, que l'on retrouve le lien qui les unit,

x\vais-je donc tort, demandé-je encore une fois en terminant, de dire que le système bénédictin est faux, archifaux ? On conviendra que non.

Ai-j(> eu tort de déclarer à maintes reprises que ma théorie est irréfutable, inattaquable? On conviendra que non.

Je m'arrête sur ces deux constatations, et, en présence de certaines polémiques, déshonorantes pour leurs auteurs, dirigées contre moi, je regrette d'en faire une troisième :

NOUS CATHOLIQUES... NOl S GÊNONS DES CATHOLIQUES'.

Pour la pratique du chant, que résulte- l-il de tout ce qui précède? Quoique chose de bien simple, en réalité.

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