‹ La science [musicale] grégorienne; revues diverses, 1898-1908Chapitre 93 sur 127 · V. mon ouvrage, p. 20 et p · texte numérisé non relu

V. mon ouvrage, p. 20 et p

î». Du type « dactyle » dans le genre égal (binaire moderne) ; du type « iamlii' » dans le genre double (ternaire moderne), ré^^erve faite pour la manière do battre la dipodie antique ; du type « péon » dans le genre hémiole (."i temps moderne).

G. Sur ce terme « pied composé », qui est celui de Benloew, il y a une double acception dont il importe de se défier. Pour Aristox^ne le « pied compose » est le membre de phrase des théoriciens j)Ost(^rieurs

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pièces au rythme large et couipliqué [fleuri^ en langage technique grégorien).

Nous ferons de même en chant grégorien, mais avec cette différence que nous adoptons un seul type graphique, la noire (1), pour la traduction en notation moderne de l'unité rythmique représentée par le neiime.

Cette noire représentera par conséquent le pied simple aussi bien que le pied composé.

Dès ici, en faisant un retour sur nous-mêmes, nous trouverons l'analogie certaine existant entre le mode de classification des rythmes antique et médiéval.

Au pied simple antique répond le neume simple tnédiéval; au pied composé antique répond le neume composé médiéval.

S'il est nécessaire de présenter ceci en langage courant, nous dirons : le neume simple égalant la syllabe simple {solo), le neume composé égalant la syllabe redoublée {duplicata) de l'enseignement du moyen âge, donc dans les pièces simples l'unité rythmique est la syllabe simple (représentée par un neume simple, figure graphique du pied simple), et dans les pièces compliquées (fleuries) 1 unité rythmique est lu syllabe double (i) (représentée par un neume composé, figure graphique du pied composé antique^.

Objection possible. Y aurait-il doute pour quelques pièces, au regard du caractère simple ou fleuri à leur attribuer, qu'aucune difficulté ne saurait être élevée à ce sujet.

En effet, tous les pieds étant égaux et une unité de base étant adoptée a priori; la traduction étant laite, d'autre part, d'après un seul type graphique (la /loire on s'en souvient), il est clair que la notation sera toujours régulière, dans tous les cas, et que ce n'est plus qu'une question de mouvement à prendre à l'exécution.

Ce qu'en langage moderne, plus compréhensible pour la masse des lecteurs, nous expliquerons : Que nous importe qu'un adagio par ex., soit noté en mesure 2/16, ou 2/8, ou 2/4, ou 2/2, ou en mesure 3/16, ou 3/8, ou 3/4, ou 3/2, ou encore

Nous l'entendons iji de pieds se décomposant en deux pieds simples, mais ne formant néanmoins qu'une seule unité rythmique. Ce sont les ioniques, choriaral)CS, doctimiaque, et non des pieds doublés comme le spondée double par ex.

1, Mon Appendice, p. 296. Je ne crois pas pouvoir expliquer mieux ici que je n'ai fuit là le mécanisme de ces unités-lypos. J'y renvoie le lecteur.

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