‹ La science nouvelleChapitre 14 sur 106 · LIV. 1. — 1>E J.’liïAULlSStMENr DES l'IUNClDES · texte numérisé non relu

LIV. 1. — 1>E J.’liïAULlSStMENr DES l'IUNClDES

Sf , — XtxoPDUN conduit son armée en Perse, et appren ains les mœurs et l'kistoire des Persans.

Saint Jérôme obsen c que les Tirées , poussés fiar les nécessités du commerce, avaient commencé k connaître les Égyptiens dans le temps de Psammétique; et c’est en effet depuis ce temps qu’Jïérodo^c nous i>arle avec quelque certitude de ce peuple. Les Greet ne connurent exactement la Perse que lorsque Xénophon y eut conduit son armée. Plus tard, Aristote y suivit Alexandre le Grand, et il nous dit qne jusque-là les Grecs n’avaient raconté que des fables au sujet des Persans. C’est ainsi que les Grecs commencèrent !i connaître avec certitude ce qui avait rapport aux Hâtions étrangères.

Tt. — Loi Pl’BUA.

Loi Publia. Cette loi fut établie dans l’année 416 de la fondation de Rome, et elle renferme un des points les plus considérables de l’histoire romaine ; car , par cette loi , on déclara la république romaine, qui,Jusque-là, avait été de forme aristocratique, transformée en état populaire et démocratique. Publiüs Philon, qui en fut l’auteur, reçut h cause de cela le nom de Dictateur populaire. On n’a pas attaché assez d’importance à cette loi, parce qu’elle n’a pas été bien comprise ; mais nous nous proposons de réparer plus avant celte faute et celte négligence , cl il nous suffit pour le moment d’indiquer ses principaux résultats. Celle loi aussi bien que la loi suivante ou loi Petelia, qui est d’une aussi grande importance que la première, ont été méconnues ou ignorées jusqu’ici , parce qu’on n’a pas compris le sens de ces trois \)a.vo\cs: peuple , royaume ci liberté. Ces paroles ont fait croire qneXe peuple romain était, dès le temps de Ilomulus, composé de nobles et de plébéiens. On a cru aussi que la liberté fondée par Brutus était une liberté populaire , et tous les critiques, les historiens politiques et les jurisconsultes sont tombés dans celte erreur commune. Aucune des républiques modernes ne peut nous donner une idée exacte des républiques héroïques, qui toutes ont eu une forme sévèrement aristo^ cratlque. Ce fut dans Yasile ouvert par lui dans le Lucus que Romu/us fonda Rome en inslil’ciant les clientèles. Celles-ci étaient

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CHAI’. 1. — LVPLIUAT. DK LA TADLK CUHONOL. — Tl. 31

comme des protectorats , 'sous lesquels \t% pères de famille tenaient les réfugiés en qualité de paysans journaliers , qui ne jouiss;iicnt d'aucun droit de citoyen, ni d’aucune liberté civile. Les pères garanlissiiienl la liberté naturelle li ces hommes qui étaient venus à eux pour sauver leur vie , et les faisaient travailler séparément à la culture de leurs terres; c’est ainsi que se forma le territoire romain, et c’est avec ces pères de famille que Romulus composa le sénat. Plus lard , Servius Tullius établit à Home le cens, en accordant aux journaliers le domaine bonitaire des cliamps appartenant aux pères; de sorte qu’ils purent les cultiver [tour eux-mèmes à la charge de satisfaire au cens cl de servir à leurs propres dépens dans les guerres de l’état. Nous voyons en eflcl sous ce régime prétendu populaire , les plébéiens suivre les pères dans les guerres qui survinrent. Cette loi de Servius Tullius fut la première loi agraire qui fut élahlie dans le monde , c’est-à-dire la première loi qui régla le cens , source des républiques héroïques ou des anciennes aristocraties par lesquelles toutes les nations ont été gouvernées en commençant. Junius Brutus qui chassii les Tarquins , rendit à la république romaine è’o forme pt'emière ; cai' il créa les consuls qui étaient deux rois aristocratiques annuels, ainsi que Cicéron les appelle dans scs Lois, et il remplaça par ces consuls un seul roi il vie , délivrant ainsi les seigneurs de la domination des tyrans , mais laissant le peuple sous la domination des seigneurs. Les nobles cependant commencèrent bientôt à ne plus observer avec jidélité la loi agraire de Servius Tullius, ce qui amena les plébéiens ii créer deux tribuns du peuple auxquels ils tirent prêter serment ôe conseixer au peuple et de défendre pour lui sa part de liberté naturelle ou le domaine bonitaire des champs. Les plébéiens forcèrent les nobles à accepter cette révolution ; mais à peine les plébéiens curent-ils obtenu ce succès et SC furent-ils alïermis dans un droit qui ne leur était plus contesté , qu’ils essayèrent d’obtenir des nobles le domaine civil des cliamps dont ilsn’avaient prétenduavoir jusque-là que ledomaine bonitaire. Ce fut à celle occasion que les tribuns cliassèrent de Home Marcus Coriolan, pour avoir dit que les plébéiens devaient se contenter de travailler la terre, voulant siguifler par ces mots que s’ils n’élaiont pas encore salisfaits delà loi agraire

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