LXIV. L’orrfrc des idées doit procéder d’après V ordre des
choses.
Lxv. Vordre des choses humaines a voulu que l’on pro-
cédât ainsi : les hommes s’abritèrent d’abord dans les bois, puis dans \es chaumières, puis da.as\es villages, enfin dans les villes, où ils bâtirent des académies.
Celle proposition est un grand principe d’ étymologie, caxeWe nous apprend que Yhistoire des premières langues doit être facile à trouver el k rétablir d’après cet enchaînement des choses humaines. Ainsi, nous remarquons que la plus grande partie des mots qui composent la langue latine ont des origines sauvages et agricoles. Par exemple le mot lex dut signifierd’abord récolte de glands, d’où est venu le mot ilex ou illex, le chêne; aquilex signifia sans aucun doute Xerécolteur (raccoglitore) des eaux; plus lard lex signifia récolte ou amas de légumes, d’où vient le mot de legumina ; ensuite el dans le temps où les lettres vulgaires au moyen desquelles on pouvait écrire les lois n’étaient pas encore inventées, lex dut nécessairement signifler amas ou réunion de cifoî/ens, c’est-k-dire le parlement; ce qui veut dire que le peuple par sa présence faisait les lois , au moyen desquelles on reconnaissait la validité des testamens, qui étaient faits calatis