ACCEPIT
XCVl. — Lorsque les premières cités furent fondées sur les familles, les 7iohles résistèrent et s’ efforcèrent de mettre des entraves à la liberté naturelle et sans lois. Telles furent les républiques aristocratiques dans lesquelles le pouvoir est confié ii la noblesse; plus lard, les plébéiens, devenus plus liardis et plus nombreux, amenèrent les nobles h se laisser dépouiller de leurs privilèges, à se soumettre aux lois et à participer au paiement de l’impôt. Tels furent les nobles dans les républiques populaires; enfin, et pour s’assurer une existence douce et tranquille , ils se soumirent volontiers à la domination d'un seul homme. Tels furent les nobles sous les monarchies.
Ces deux axiomes, ainsi que ceux qui les précèdent, en commençant par le LXVl", nous donnent les principes de l’ histoire idéale étenielle dont nous avons déjh fait mention.
XCVil. — Nous ne voyons aucune raison pour refuser de croire que les hommes habitèrent, aussitôt après le déluge, sur les montagnes, qu'ils descendirent quelque temps après dans les plaines, et que bien des années s’écoulèrent avant qu'ils s'enhardissent à s’a]iprocber des bords de la mer.
XCVlll. — Sirabon rapporte un jKissagc précieux de Platon, qui nous confirme dans l’opinion que nous venons d’énoncer. Platon nous apprend qu’aussilot après les déluges ixirliculiers à'Ogijgès cl de Deucalion, les hommes babilèrenl les cavernes situées sur les montagnes. Ces premiers hommes ont été, selon lui, les Pohjphèmes qu’il nous désigne ailleurs comme étant les premiers pères de famille. 11 nous dit ensuite que les hommes descendirent au pied des montagnes , et il en donne pour exemple Dardanus, fondateur de qui devint plus tard la citadelle de Troie; il nous dit enfin que les hommes portèrent leur demeure dans les plaines, et il nous représente ces hommes sous les traits d'/fn.s qui étendit Troie jusqu’aux bords de la mer, et qui lui donna son propre nom déllion.