‹ La science nouvelleChapitre 58 sur 106 · DE LA DÉCOUVERTE DU VÉRITABLE HOMÈRE · texte numérisé non relu

DE LA DÉCOUVERTE DU VÉRITABLE HOMÈRE

Malgré les efforts que nous avons tentés pour démontrer dans le livre précédent que la sagesse poétique a été la science vulgaire des peuples de la Grèce , tous poêles théologiens d’abord, et héros ensuite; malgré la confiance avec laquelle nous croyons ])ouvoir conclure que telle a été la sagesse d'Homère lui-méme , nous nous voyons obligés, par respect pour l’autorité de Platon, qui tient h prouver la profondeur de la science acquise d Homère, et pour l’opinion généralement accréditée parmi les philosophes, et chez Plutarque en particulier, opinion conforme au jugement de Platon, nous nous voyons obligés, disonsnous, de rechercher attentivement , et d’une manière spéciale , si Homère h été ou n'a pas été un philosophe. Diogène Laérce, dans sa Vie de Pyrrhon, nous apprend que Denys Longin a écrit un livre pour éclaircir ce doute.

De la Science acquise qui a été attribuée à Homère.

Nous accorderons qn'Homère devait se conformer aux sens vulgaires, et aux coutumes par conséquent vulgaires de la Grèce de son temps , puisque c’est ordinairement dans les coutumes f.vulgaires que les poètes puisent leurs sujets. Nous ne lui reprocherons pas de prétendre que la force est la mesure de la Di- ;mt7é, comme il résulte de la/aWe rfe la grande chaîne, qui fait de Jupiter le roi des dieux et des hommes, et de la fable de Diomède en courroux, qui blesse Mars et P’éniis, non sans l’aide de

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