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HISTOIRE FONDAMENTALE DU DROIT ROMAIN

publique, qui conservait le commandement dans leurs familles. 11 était donc naturel que les héros préférassent leur plus grand intérêt privé dont la République leur garantissait la satisfaction, aux moindres intérêts dont elle pouvait réclamer le sacrifice. Ici encore il faut reconnaître la main de la Providence, qui attacha l’intérêt privé le plus puissant îi la conservation de l’ordre, conservateur des intérêts de tous. Mais les choses ne se passent pas de même dans les États populaires et dans les monarchies. Dans les premiers, les citoyens prennent soin du bien public, qui se compose du bien de tous. Dans les secondes, les sujets doivent se borner à s'occuper de leurs propres affaires, et Msser aa souverain le gouvernement de la chose publique. Les catises naturelles qui ont amené ces deux dernières formes de gouvernement, sont entièrement opposées k celles qui avaient fondé Yhérolsme, et qui sont, comme nous l’avons déjii dit, le désir de l’aisance, la tendresse paternelle, Y amour des femmes et £ attachement à lavie. Les hommes sont aujourd’hui naturellement portés k considérer les moindres circonstances des faits k l’appui du principe de Yégalité. On appelle æquum bonum, la troisième espèce de raison, dont nous voulons ici parler, dont le nom vulgaire est la raison naturelle, et que les jurisconsultes désignent sous celui de æquitas naturalis. La multitude est seule capable de comprendre cette espèce de raison, précisément parce que la multitude s’applique k découvrir les moindres rapports qui peuvent exister entre ses propres intérêts et la justice absolue. Dans les monarchies, au contnaire, on n’a besoin ([ue d’un petit nombre d’hommes d'État, qui sachent concilier Yéquité civile avec les exigences de la politique, accompagnés d’un très grand nombre de docteurs en jurisprudence privée, (laquelle n’est autre chose que Yéquité naturelle réduite en formules) qui administrent la justice aux peuples.

COROLLAIRE

Histoire fondamentale dn droit romain.

Ce que nous venons de dire sur ces trois espèces de raisons, ou de droits, peut servir de base :i Yhistoire du Droit romain ; car, avons-nous dit dans les axiomes, les gouvernemens doivent être.

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