‹ La science nouvelleChapitre 76 sur 106 · TROIS DIVISIONS DE TEMPS · texte numérisé non relu

TROIS DIVISIONS DE TEMPS

de métaphysique dans rUniversilé de Padoue, k former un système nouveau et meilleur qu’il enseigne encore de nos jours.

Trots divisions de temps.

La série des choses dont nous avons parlé jusqu’ici se partage en trois époques. La première de ces époques a été religieuse et s’est écoulée sous les gouvernemens divins; la seconde est l’époque des hommes irritables dont Àchille est le représentant pour comme les duellistes en senties

représentans pour le retour de la barbarie. La troisième est celle du droit naturel des gens Ulpien définit : jus natl- BALE GENTiuM HUHANARUM. C’cst pour cela que les écrivains latins venus sous les empereurs romains , c’est-k-dire pendant la troisième époque de \& jurisprudence romaine, époque qui commence à l’établissement de la liberté populaire, nomment officium civile le devoir des sujets envers le prince ou envers l’état , et distinguent par l’épithète de incivile toute erreur commise dans Y interprétation des lois et au détriment de Yéquité naturelle. Dès le commencement de cette troisième époque , les Préteurs s’étaient vus forcés (Y adapter les lois aux mœurs et aux coutumes adoucies du gouvernement romain, et de tempérer la rigueur de la loi des XII Tables. Plus tard , les empereurs se trouvèrent contraints de dépouiller Yéquité naturelle i\i voile mystérieux dont les Préteurs l’avaient enveloppée; et de la présenter sans déguisemens aux yeux de la nation civilisée. Les jurisconsultes justifient leurs opinions sur le juste par la secta de leurs temps ; et ce sont là les sectes propres k la jurisprudence romaine, sectes que les Romains, d’accord avec toutes les nations du monde, considèrent comme leur ayant élé enseignées par la Providence divine, celle base du droit naturel des gens d’après les jurisconsultes romains. Il ne s’agit donc pas là des sectes des Philosophes , comme l’ont prétendu certains érudits. I.orsquc les empereurs voulaient rendre raison de quelque loi ou de quelque ordonnance, ils s’excusaient, au dire de Parnahé lirisson, dans son livre de Formulis PiOMANORDH, .sur la coutume de leur temps et sur \a, force des

Page 1