V. les Races Humaines
Nous terminerons ce résumé trop succinct par quelques détails sur l’évolution de l’humanité en particulier, pendant le cours d’un Man vantara ; et, en raison de l’analogie universelle, notre esquisse pourra s’appliquer aux détails près, à n’importe quelle espèce d’êtres.
L’évolution de la race humaine se poursuit successivement sur chacune des planètes qui forment la chaîne. Supposons que chacune de cès planètes est une tour et que ces tours, — au nombre de sept — sont disposées en cercle ; elles déterminent ainsi la surface d'un cylindre. Supposons maintenant qu’à partir de la base de ce cylindre, on décrive une spirale le long de sa surface; cette spirale passera et repassera mainte fois par chacune des tours, mais à un niveau toujours plus élevé. Çet exemple donne une idée assez juste du passage de chaque être à
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travers la chaîne planétaire. Si l’on désigne par À la première planète sur laquelle apparaît l’homme et par B, C, D, etc.., celles qu’il traverse ensuite en évoluant, on comprendra qu’un tour de spirale complet doive le ramener en A, mais à un degré plus élevé qu’auparavant, pour recommencer sur un plan supérieur, l’évolution à travers la chaîne planétaire. Un Manvantara , ou durée d’évolution d’une chaîne planétaire, se divise en un certain nombre de Ronds ow. périodes déterminées par le passage d’une espèce sur toutes les planètes de la chaîne; les Ronds , à leur tour, se divisent en Cercles , correspondants àda durée de l’évolution humaine sur une seule planète. Or, cette évolution s’accomplit au moyen de sept races principales d’hommes, subdivisées elles-mômes en sous-races, familles, etc; on peut donner le nom de Cycle à la période d’évolution d’une race principale; et ces Cycles sont approximativement évalués à un million d’années. On voit que les philosophes ésotériques sont encore plus hardis que nos savants naturalistes, concernant l’antiquité de la race humaine sur notre globe. Toutefois, les premières races d’hommes dont il s’agit, n’ont pu laisser de grandes traces matérielles de leur passage, car l’évolution d’une espèce, d’après la doctrine ésotérique, comprend sa matérialisation progressive, ainsi que son lent retour à l’état subjectif. Les premières races, par conséquent, employèrent de longs siècles à développer le corps humain, ses facultés et ses sens, avant que l’espèce ait atteint l’état purement objectif, dont elle commence à peine à se dégager aujourd’hui.
L’Evolution s’accomplissant au moyen de sept races principales d’hommes, il est clair que le maximum d’objectivité fut atteint par la troisième sous-race delà quatrième race principale; la quatrième sousrace qui suivit, dut se maintenir à peu près au môme niveau, et le lent retour vers l’état subjectif ou Y Unité, se fit sentir aux débuts de la cinquième sous race, pour augmenter progressivement de vitesse avec les suivantes. D’après la doctrine ésotérique, l’humanité actuelle traverse le quatrième Cercle et le quatrième Cycle, c’est-à-dire qu’elle appartient à la quatrième race principale, dont les deux premières sous-races ne laissèrent pas de traces remarquables. Mais la troisième — la race noire — qui habita le continent austral de Lemuria, presqu’entièrement submergé de nos jours, développa une civilisation que nul peuple historique n’a encore égalée. Les sauvages australiens sont les derniers spécimens dégénérés de ces premiers fondateurs d’une civilisation comme nous l’entendons. La quatrième sous-race qui suivit — la jaune-rouge — résida sur le continent d’Atlantis et poussa plus loin encore la civilisation, le développement scientifique appliqué à l’acquisition des jouissances et du pouvoir. Le continent d’Atlantis et ses îles, notamment Poseïdonis, furent engloutis par une suite de cataclysmes, dont le dernier fut enregistré il y a environ 10.000 ans, dans les an-
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riales égyptiennes. C'est alors que prévalut la cinquième sous-race — 1 la blanche-brnne — dont le premier rejeton, la famille aryenne, vainquit définitivement les survivants d’Atlantis et fonda la plus brillante civilisation, dont les historiens aient conservé le souvenir. Les peuples de l'Inde actuelle appartiennent à ce premier rejeton de la cinquième sous-race, et les peuples de l’Europe contemporaine au septième et dernier. Comme chaque Cycle évolue sur un plan plus élevé que le précédent, il est certain que l’humanité marche en ce moment vers une civilisation qui surpassera de beaucoup celle des Atlantes, et à plus forte raison celles delà période d’obscuration relative qui nous sépare de ce peuple.