‹ La science positive et la metaphysiqueChapitre 15 sur 38 · LE NOMBRE · texte numérisé non relu

LE NOMBRE

«Tous les phénomènes, dit Kant, comprennent, » quant à la forme, une intuition dans l'espace et dans » le temps, qui leur sert à tous de fondement à priori. » Ils ne peuvent donc être appréhendés, c'est-à-dire » reçus dans la conscience empirique qu'au moyen de » cette synthèse du divers, par laquelle sont produites les » représentations d'un espace et d'un temps déterminés, » c'est-à-dire par la composition des éléments homo- » gènes, et par la conscience de l'unité synthétique de ces » divers éléments. Or la conscience de la diversité homo- » gène, dans l'intuition en général, en tant que la repré- » sentation d'un objet est d'abord possible par là, est le » concept d'une quantité. La perception même d'un » objet, comme phénomène, n'est donc possible que par » cette même unité synthétique des éléments divers de » l'intuition sensible donnée, par laquelle est pensée, dans » le concept d'une quantité, l'unité de la composition des » divers éléments homogènes, c'est-à-dire que les phé- » noniènes sont louS des quantités (1). » — En d'autres

(1) Kant, Critique de la raison pure, p. 221.

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