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CHAPITRE IV

La théorie que nous venons d'exposer est incomplète. — Toutes les idées d'actions déterminées tendent à l'existence, et eltes y ont également droit en tant que possibles. D'où vient-il donc que dans la lutte qu'elles soutiennent pour y parvenir, les unes sont victorieuses et les autres vaincues? Nous avons déjà, dans le précédent chapitre, fait pressentir la réponse à cette question qu'une rigoureuse méthode nous forçait d'ajourner. — Les idées qui prétendent toutes à la réalisation n'ont pas toutes mêmes raisons de l'obtenir, parce qu'elles n'ont pas toutes même valeur.

Nous avons vu que l'idée posée par la réflexion à l'état de fin, appelle à elle et ordonne les moyens propres à la réaliser. La raison de cet attrait efficace et irrésistible est sa bonté intrinsèque. Sans la conception du bien, la vie humaine réfléchie ne serait que ténèbres. L'animal a un bien qu'il réalise, mais sans le savoir; tous ses actes sont dirigés vers une fin, sa conservation et celle de son espèce; mais il l'ignore; il éprouve plaisir et douleur, mais ces affections sont uniquement en lui le contre-coup des actions de la nature,

et non leseflets attendus d'un calcul prévoyant; en un mot, il adhère à ses fins sans pouvoir s'en détacher. — L'homme au contraire qui, dans la première période de son existence, ressemble à l'animal, renverse, par la réflexion, Tordre que nous venons d'indiquer; il voit le bien avant de le sentir; il se le propose avant de l'éprouver; il le réalise, parce qu'il le veut. Sans cela, la réflexion qui nous soustrait à la nécessité de la nature pour nous livrer à nous-même aurait pour résultat de briser en nous tout ressort d'action.

Toutes les philosophies sont d'accord sur ce point; il n'en est aucune qui n'ait proposé la recherche du souverain bien comme fin suprême de la vie. Elles diffèrent sur le contenu de cette fin suprême : c'est tantôt la paix profonde et durable de l'âme, tantôt la force de la volonté, tantôt les jouissances sensibles, tantôt encore le désintéressement et la vertu ; mais, malgré ces divergences, elles font toutes de la pom'suite du bien le pôle de notre vie morale.

A proprement parler, les actions seules sont bonnes ; ridée du boire et du manger ne nous est d'aucun agrément, d'aucune utilité ; ce qui est bon, c'est de boire et de manger, et de réparer ainsi les pertes subies par l'organisme. On ne saurait donc, ce semble, juger de la valeur d'une action qu'après coup et par ses conséquences. La chose serait vraie sans la réflexion. Mais, conservant en nous le souvenir du passé, nous transportons aux idées des actions qui nous ont été bonnes ou mauvaises, la valeur qui, rigoureusement parlant, appartient aux conséquences des actions. Dès lors,

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ridée, investie d'un certain coefficient bon ou mauvais, nous attire ou nous repousse; le bien, encore idéal, agit sur nous par une sorte de grâce prévenante et met en mouvement notre activité.

Là ne se bornent pas les effets de la réflexion, celte âme de la liberté. Nous nous formons une conception générale du bien, qui devient la commune mesure de toutes nos résolutions, et qui, comme dégagée des limites de l'espace et du temps, plane sur notre vie entière et en fait Tunité. Que celte conception d'un bien suprême varie suivant les individus, qu'elle soit autre chez Tégoïste, autre chez Thomme désintéressé, peu nous importe ici. Nous ne voulons encore, après en avoir constaté l'existence indéniable, qu'en déterminer le rôle.

Elle est, quel qu'en soit d'ailleurs le contenu, le centre organique de nos actes, le foyer auquel se rapportent tous nos desseins, la source d'où ils tirent leur valeur relative. Notre vie morale est en tout point comparable à un organisme. Dans rôtre vivant, la vie du tout est alimentée et soutenue par divers appareils. Chaque appareil a une fonction propre, réalisée par des organes divers; chaque organe, à son tour, a une fin spéciale, atteinte par des systèmes variés d'organites élémentaires. Mais la fonction de chaque élément a pour raison la fonction de l'organe; celle de chaque organe a pour raison celle de l'appareil dont il fait partie; et, enfin, celle de chaque appareil a pour raison la fonction de Tétre entier. Un être vivant est donc un système de fins subordonnées et coordonnées à une

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fin commune. De môme la vie morale : toute action particulière a une valeur propre, détermiîiée par son rapport à une fin; mais cette fin particulière n'a de vertu que par son rapport à une fin générale. C'est à notre conception du bien que nous rapportons, en définitive, toutes nos actions. Celles-ci ne sont bonnes que dans la mesure où elles concourent à notre bien.

Il est aisé maintenant de comprendre comment tous les possibles idéaux n'ont pas même valeur, ni par suite même efficacité. Que mon idéal soit l'égoïsme, et toutes les idées dont la réalisation entraînerait pour moi quelque perte ou quelque sacrifice, se présenteront mal armées dans la lutte pour l'existence contre les idées qui, loin de le diminuer, semblent devoir accroîtra mon bien; elles engageront peut-être le combat, en vertu de la prétention qu'a tout possible à être réalisé, mais elles seront vaincues. Si, au contraire, je fais consister le souverain bien dans la vertu, les idées égoïstes auront sur moi une force inférieure à celle des idées généreuses.

Nous pouvons déjà reconnaître que nous sommes en présence d'un mode de causalité sans analogue hors de nous. Dans une série mécanique de phénomènes, un antécédent donné provoque fatalement à Texiètence un certain conséquent; nous savons qu'ils sont liés d'une manière invariable, sans savoir pour quelle raison. Si, poussés par le besoin de nous rendre compte, nous cherchons cette raison dans d'autres faits antérieurs, nous allons d'antécédent en antécédent, sans pouvoir nous arrêter jamais. — Ici, rien de semblable. En pre-

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inier lieu, si l'idée a une force déterminante qui suscite les actions élémentaires aptes à la réaliser, c'est par attrait et non par impulsion qu elle agit; elle préexiste à sa propre réalisation. En second lieu, la raison des déterminations exercées par elle ne nous est pas inconnue; elle est efficace, parce qu'elle est bonne; sa perfection est la raison intime de sa causalité. Enfin, si nous cherchons la raison de cette raison, loin d'être emportés à l'infini, nous aboutissons, en remontant des idées particulières à la source commune où elles puisent toute vertu, à une conception définie du bien.

Mais cette conception même, d'où tire-t-elle la vertu efiicace qu elle communique aux différentes fins particulières posées par nous? — Le mot bien sert à désigner des conceptions fort distinctes : pour l'avare, le Lien suprême, c'est la possession d'un or stérile; pour le débauché, ce sont les voluptés des sens; et Tor, fin de Tavare, n'est pour lui qu'un moyen; pour l'ambitieux, rien n'est au-dessus des honneurs et du pouvoir. Bref, il peut y avoir autant de conceptions différentes du souverain bien qu'il est en nous de tendances et d'inclinations, car chacune d'elles, s'exaltant jusqu'à la passion, peut, avec la complicité de l'imagination, nous présentée son objet comme le seul bon et le seul désirable. De là ces variétés presque infinies dans les caractères et dans la conduite des hommes. Mais si divergentes qu'elles semblent, toutes ces conceptions sont issues de la même source et visent au même but; les biens qu'elles proposent à notre activité, nous les avons éprouvés avant de les transfigurer en idéal ; ce sont des

plaisirs sensibles, la satisfaction de nos appétits et de nos inclinations, et leur bonté consiste uniquement dans leurs conséquences agréables ou avantageuses. Par conséquent, si le souverain bien ainsi conçu contient en lui-même la raison de la causalité des fins particulières entre lesquelles il se fragmente, il n'a pas en lui-même sa raison d'être; il est tout relatif à la sensibilité, en sorte que, affranchis en apparence par la réflexion du joug de la nécessité extérieure, nous ne laissons pas d'être les esclaves de notre nature sensible, puisque d'elle seule nous lirons, à elle seule nous ramenons notre idéal du bien. Dans cet état, l'homme n'est pas dénué d'une certaine liberté; il a le choix entre les divers moyens propres à assurer son bonheur ; il est libre aussi en ce sens qu'il a posé lui-même cette fin suprême à laquelle sa vie entière est suspendue. Toutefois, en rapportant, en définitive, tous ses actes à la sensibilité, il renoue la chaîne des nécessités physiques que, par la réflexion, il semblait avoir brisée ; et, en dernière analyse, cette loi de développement qu'il croit se conférer à lui-même, lui est, à son insu peut-être, imposée par la nature.

Mais tout bien n'est pas là. C'est une distinction profonde et vraie que celle de Ximpératif hypothétique et de Vimpératif catégorique. Tous les biens nous sollicitent et, en ce sens, nous commandent; mais il en est dont l'autorité vient de l'attrait sensible, et d'autres, au contraire, qui, sans cet attrait, commanderaient toujours. Ainsi les concepts de la justice et de la charité. Aussitôt que nous en avons une conscience, même confuse, nous

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sentons que la réalisation nous en est imposée ; et ce sentiment d'obligation est tellement impérieux, que le révoquer en doute c'est déjà le violer. En vain a-t-on voulu ramener ce bien moral aux biens sensibles, jamais il n'y eut d'incompatibilité plus manifeste. Sans ])nrler des fréquents antagonismes où ils sont engagés, Fuu est sa propre fin à lui-même, les autres sont des moyens pour des fins relatives et variables.

Comprendrait-on sans cela l'existence en nous d'une volonté raisonnable? La nature nous a pourvus d'inclinations diverses. Si notre unique bien était de les satisfaire, à quoi bon les réfléchir? Ne suffira-t-il pas de s'y laisser aller? L'instinct de la brute ne réussirait-il pas mieux, dans son infaillibilité aveugle, à nous porter au bonheur, qu'une raison exposée à l'erreur par ses lumières mêmes? Quelle disproportion entre la fin poursuivie et les moyens mis en œuvre! L'homme serait pour l'homme une énigme indéchiffrable sans l'obligation morale. Comme l'a dit Kant, on ne comprend l'existence dans un être d'une volonté raisonnable, que si le bien suprême de cet être réside dans cette volonté seule. Se représenter le bien en lui-même, en dehors de toute inclination sensible; concevoir la loi en elle-même, comme un principe d'action étranger à tout désir; réahser certains concepts sans en attendre d'effet utile pour la sensibilité ; agir toujours de telle sorte que la maxime de nos actes puisse être érigée en loi universelle valable pour tous les êtres raisonnables : voilà le devoir, sans lequel la vie humaine, malgré les clartés de l'esprit, est ténébreuse.

ils

L'effet de l'obligation présente aux concepts moraux est d'achever notre affranchissement. La réflexion ne fait en définitive que fournir matière à la liberté; elle dégage bien l'idée de la chaîne des antécédents et des conséquents mécaniques pour la placer isolée devant la conscience; mais si l'idée n'agit pas à la façon d'un moteur, par choc ou par impulsion, l'attrait qu'elle exerce a sa raison dans nos instincts, nos inclinations, nos désirs et nos passions. Les concepts moraux n'empruntent rien à la sensibilité. Quand je conçois la justice comme bonne et obligatoire, ce qui agit sur moi ce n'est pas Tattente d'un effet agréable ou utile, mais une influence purement rationnelle. La loi de la volonté c'est de faire une action par respect pour la loi. « Je » puis bien, a dit Kant, avoir de Yinclination, mais » jamais du m/?^c^ pour l'objet qui doit être l'effet de » mon action, précisément parce que cet objet n'est qu'un » effet, et non l'activité d'une volonté. De même je ne » puis avoir du respect pour une inclination, qu'elle soit » la mienne ou celle d'un autre; je ne puis que l'agréer » dans le premier cas, et quelquefois l'aimer dans le se- » cond, c'est-à-dire la regarder comme favorable à mon » propre intérêt. Il n'y a que ce qui est lié à m.a volonté » comme principe, et non comme effet, ce qui ne sert » pas mon inclination, mais eu triomphe, oudumoins » l'exclut entièrement de la délibération, et, par consé- » quent, la loi, considérée en elle-même, qui puisse être » un objet de respect et en même temps un ordre (1). »

(1) Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs, première section, traduct. Barni.

Et conimeiit comprendre cette autorité qui s'impose p ar le respect, si Fou n'admet pas que les concepts moraux Ont en eux-mêmes une valeur absolue? Et qu'est celte valeur, sinon la perfection même? Dans Tordre de la science nous constatons que les notions mathématiques ont une application universelle; notre esprit ne conçoit pas que les représentations soient rebelles aux lois du nombre et de l'étendue; mais la raison de cette nécessité nous échappe, car la faire dériver de l'absolu, c'est à la fois encourir, comme nous l'avons vu, la contradiction et reculer la difficulté. Les concepts moraux ont en eux-mêmes, au contraire, dans leur perfection, la raison de leur existence et de leur droit à être réalisés. La justice, la charité, nous semblent obligatoires, parce qu'elles sont bonnes. Les faire dériver d'un être extérieur à l'humanité, quel qu'en soit d'ailleurs le nom, est chose doublement inutile; l'autorité des concepts moraux n'en sera pas accrue, et, en fin de compte, ne se sert-on pas de ces concepts mêmes pour constituer l'idée de cet être duquel on prétend ensuite les déduire?

« Les Dieux, dit Épictète, ainsi qu'il convenait, n'ont » mis en notre pouvoir que ce qu'il y a de meilleur et de » plus excellent dans le inonde, l'usage des idées. Le » reste, ils ne l'ont pas mis en notre pouvoir. )^ Que dit « Jupiter? « Épictète, si je l'avais pu, jaurais encore fait » libres et indépendants ton petit corpset ta petite fortune. » Mais, ne l'oublie pas, ce corps n'est pas à toi; ce n'est » que de la boue artistement arrangée. Comme je? n'ai pu » l'affranchir, je t'ai donné une partie de moi-même, la » faculté de te porter vers les choses et de les repousser,

» en un mot, de savoir user des idées. Si tu la cultives, D si tu vois en elle seule tout ce qui est à toi, jamais tu » ne seras ni empêché, ni entravé. » — De là le sage stoïcien tire cette règle pratique : « Rendre parfait ce » qui dépend de nous, c'est-à-dire nos idées, et prendre » les autres choses comme elles viennent. »

Rendre parfaites nos idées, c'est les mettre en communion avec ce qui en nous est la perfection même; c'est substituer l'idéal moral à l'idéal sensible. Là est le faîte delà liberté humaine. Tant que nous n'y sommes pas parvenus, nous sommes esclaves, avec une liberté apparente; nous croyons nous conférer à nous-mêmes la loi de notre développement, et en définitive, cette loi est une carte forcée que la nature, auteur de notre sensibilité, nous fait prendre; nous nous croyons détachés du monde extérieur, et, par suite d'une duperie peut-être bienfaisante, nous y tenons par les liens de la sensibilité. Mais quand nous l'avons atteint, les dernières chaînes de la nature sont rompues; nos idées sont affranchies ; unies à l'idéal moral par un rapport d'harmonie, de convenance et de bonté, y puisant toute force et toute vertu, elles tiennent de cette seule perfection, à laquelle elles participent, la raison de leur existence, et la cause de cette causalité qu'elles exercent en nous. Elles sont la loi de notre vie. Mais cette fois nous ne sommes plus dupes d'un artifice de la nature. La perfection morale, c'est nous-mêmes. La nature est tout nombre, tout mouvement ; ce n'est pas d'elle que pourrait nous venir la conception du Bien. Ainsi l'analyse du sujet nous découvre un modedecau-

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salité que rien, dans l'objet, ne pouvait faire pressentir. Êtres conscients, nous agissons par réflexion, c'est-àdire en vertu d'idées. L'idée a en elle-même une puissance spontanée de réalisation; mais elle n'agit pas à la façon d'un moteur mécanique. Comme le disait Aristole de son Dieu, elle est cause efûcace parce qu'elle est cause finale, et son efficacité lui vient de sa valeur et de sa perfection. Nous possédons un sens intérieur, souvent faillible, mais capable d'être redressé, qui nous fait apprécier ce que valent nos différentes idées. Le privilège humain, c'est de déterminer nous-mêmes la perfection relative des fins que nous nous proposons, et de n'être pas entraînés en aveugles vers notre bien. De là notre liberté, de là aussi notre responsabilité morale. On arguera sans doute que toutes nos idées ne sont pas notre œuvre ; qu'il en est qui s'insinuent en nous, dès renfance, par la contagion parfois bienfaisante, parfois malfaisante de l'éducation et de l'exemple; qu'il en est d'autres que nous devons au milieu où nous vivons. Rien n'est plus vrai; mais il vrai aussi que nous pouvons les réfléchir toutes et ainsi les faire nôtres : si, par indolence, nous négligeons de les soumettre au contrôle de la réflexion et de les éprouver nous-mêmes, nous sommes responsables de cette paresse, et nous avons estimé qu'elle vaut mieux pour nous qu'une réflexion, parfois anxieuse, toujours difficile. En fin de compte, cet abandon de notre vie morale au caprice des maximes extérieures est le résultat d'un choix réfléchi et la conséquence de la valeur attribuée, à tort ou à raison, à un certain mode de vie. Rien ne saurait prévaloir

LE BIEN. ^jg

contre cette vérité : nous nous conférons à nous-mêmes la loi de notre développement, et nous le faisons, déterminés par la vue du meilleur. Nous pourrions être les dupes de la nature, si, parmi les biens qui nous sollicitent, il n'en était pas qui tirent d'eux-mêmes toute bonté, et nous sont ainsi la mesure infaillible des autres. Nous les reconnaissons à lautorité avec laquelle ils s'imposent Tous les hommes n'en ont pas eu et n'en ont pas encore la même conception nette et distincte ; il y a un progrès en morale comme en mathématique. Mais si la conscience se révèle progressivement à elle-même dans respèce et dans l'individu, le sentiment d'obligation, qui en est le fond, ne varie pas, et il est en chacun de nous le témoin permanent d'une perfection, entrevue avec plus ou moins de netteté, qui tient d'elle-même sa raison d'être, et qui nous soustrait, par là, à l'empire de la nature.

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