‹ La science sociale au point de vue des faitsChapitre 130 sur 151 · LIVRE IV, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAPITRE

et réglementées dsinsVédildu cardinal-vicaire, en date du 3o juin 1847. Vous seriez étonnés, scandalisés même de son contenu, entre autres de ce que vous liriez sous cet article : Choses permises et tolérées dans les jours de fêtes ^ ex» cepté pendant les heures des offices divins y et même pendant ces heures dans quelques cas parti" culiersy comme on l* expliquera plus bas (i). Plusieurs d'entre vous y trouveraient matière à leurs déclamations séculaires contre les corruptions de F Église romaine.

Quant aux esprits impartiaux, ils verront, dans cette tolérance , l'esprit maternel de l'Église fondée par le Dieu-Charité, qui a dit que V homme n^ était pas pour le sabbat ^ mais que le sabbat est pour F homme (2). Au lieu de copier à la lettre, comme a fait Calvin , la législation toute spéciale du Sinaï, l'Église catholique, chargée de réconcilier toutes les familles humaines dans son sein, a dû nécessairement tenir compte de tous les besoins de notre faible nature. Avec un peu de bonne foi et d'attention à ce qui se passe dans nos populations encore soumises à l'Église, et les vô-

(i) Cet édit, cité parles journaux français à l'occasion du rapport de la loi sur le dimanche, a été inséré dans VUmçers, n^ du 7 mars i85i.

(a) Saint Marc, ch. 11, 27.

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très errant à tout vent de doctrine ou restant gla* cëes dans rindiffërence religieuse ^ vous devrez convenir que vous gagneriez beaucoup en ëchan* géant vos corruptions protestantes contre les cor^ ruptions romaines.

Au reste, je ne peux que vous féliciter d'avôir sauvé la condition essentielle de toute civilisation populaire : le repos du septiènf^e jour.

Quant au grand peuple qui a eu le malheur, dans ses naufrages révolutionnaires, de perdre cette loi non moins humaine que divine, il faut lui dire : Repéchez au plus vite cette planche de salut. — Comment? — Voici en deux mots ma manière de voir.

Il vous faut une loi. Mais, depuis cent ans, on vous a tant et si bien législatés d'en haut , que les Français , un peu frondeurs de leur nature , en ont contracté un terrible esprit d'opposition aux lois qui leur viennent d'en haut. Il faut donc que celle-ci parte d'en bas , qu'elle soit de commande populaire, qu'elle arrive aux législateurs comme un ordre du souverain , las d'être seul parmi les peuples condamné aux travaux perpétuels.

Comment donner le branle? - — C'est bien sim» pie : mettez les boute-feux de l'opposition à la tête du mouvement , ce qui est très-facile si vous savez toucher la fibre française. Le Français aime à commander, à mener \ qu'il, commande blanc ou

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