LIVRE I, CHAPITRE V
sède seul à fond la science de l'homme et les
moyens de nous élever à la plus haute perfec- *
tion sous le triple rapport religieux, politique et i
industriel y nous nous bornerons à en déduire ;*
cette conséquence : il est donc certain que l'au- t
teur de la loi chrétienne ne diffère pas de l'au- j^
teur de notre nature, et que, en nous conformant f-
à cette loi, nous prenons le seul chemin qui abou- ^
tisse à cette liberté, à cette indépendance, à cette \
plénitude de vie, dont le désir est l'âme de tous nos désirs.
Enfin, il est bon d'observer que la nécessité d'une révélation supérieure n'est pour personne la matière d'un doute. Chrétiens et païens, croyants et incrédules, tous ont reconnu, reconnaissent encore l'ignorance native des hommes,, la nécessité par conséquent de leur donner des révéla* teurs. Il n'y a jamais eu, il n'y aura jamais, sous la voûte des cieux, de nation ou d'assemblée assez folle pour discuter cette question : Faut-il en* seigner les hommes ? La question s'est toujours et partout posée ainsi : A qui appartient-il d'enseigner les hommes, de déchirer le voile qui leur dérobe le principe de toute connaissance, la con» \
naissance de leur origine et de leur destinée?
Or la conscience humaine n'a jamais hésité dans la réponse à cette question. « La vérité sur l'homme est le secret du Créateur de l*homme,
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6t cçluiquînolis a faits peut seul noud dl^è pourquoi il nous a faits^ et ee que nous aVoti^ à fbire pour agrandir notÉ*e existence. » Tel a été le tbtl du bon sens chez tous les peuples; On peiit défier le rationalisme de nous en citer un seul qui n'ait pas vécu de sa foi à une révélation divine, vraie ou fausse.
G^est sur la croyance universelle à une religion révélée que les faux révélateurs ont échàfàUdé l'œuvre de letir imposture. Dévorés de cet orgueil qui a dit dès le commencement : Je serai sertt^ blable au Très-^Haut^ ils ont révolutionné l'ordre religieuiC) non pour l'abolir, mais pour le confisquer au profit de leur personne. Ce que les révolutionnaires politiques disent au pouvoir qu'ils trouvent établi : Ote-toi de làj que je m^y mettes ils ont eu l'audace, eux, de le dire au monarque étemel des âmes.
Que sont encore aujourd'hui les chefs du socialisme athée, qui veulent couler bas le christianisme? Ce sont de nouveaux révélateurs qui prétendent refaire la pensée humaine, des dieiix en herbe qui aspirent à la succession du Christ dans le gouvernement des esprits. Qu'ils réussissent à courber l'Europe sous leurs lois, il faudra bieh que, de gré ou de force , elle leur élève des autels.
Le trèbe dé Id Divinité ne peut rester vadani
dans le monde. Dès qu'on cesse d'y adorer le Très-Haut, les êtres les plus bas, les plus immondes, ont chan'ce d'y monter; témoin l'avorton M arat et les déesses de gS.