‹ La science sociale au point de vue des faitsChapitre 23 sur 151 · LIVRE î, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE î, CHAPITRE VI

ipent de ses forces, et réussit enfin^ aprèi plusieurs années I à remettre à une km^ qp peu moins folle le goiiverneoient d'ua qorps mu et robuste.

Toutefois, cette tendance de l'enfant à s'aventurer dans des entreprises au-dessus de ses forces durera autant que la vie et lui sera funeste, s'il n'y a plus de bonne qui puisse tempérer son ardeur et éclairer ses démarches. Donnons quelques exemples.

Voilà un petit cultivateur qui possède huit arpents d'excellent terrain. Avec du travail et de la patience, il arriverait à dix. Il en veut douze, et au plus vite ; il les a , mais les quatre nouveaux arpents dévorent les anciens, et de propriétaire il devient fermier.

Voici un financier fameux par l'habileté de ses calculs. Il se laisse séduire par une spéculation colossale; il calcule si bien, que des hau^ teurs de la fortune il tombe dans une prison.

La déconfiture est bien autrement désastreuse, quand l'enfant , enhardi par de merveilleux succès, et n'ayant plus qu'un pas à faire vers le pôle pour devenir maître du monde, se moque des bonnes qui lui disent: N'allez pas jouer sur cette glace ! Il avance le pied, le pied lui glisse, et, de chute en chute, il roule à Sainte-Hélène.

Que conclure de tout cela ? Cest ce que nous verrons dans le chapitre suivant, après avoir ré« sumé nos données sur la nature humaine.

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