LIVRE Ily CHAPITRE V
poussent irrésistiblement. Ceux qu\ ont moins jalousent et détestent ceux qui ont plus; ceux qui n'ont pas rugissent contre ceux qui ont. Or, l'armée de ceux qui n'ont pas ne (ait que grossir sur la pente des révolutions.
Reconnattrez-vous , enfin, la folie que vous avez faite, quand^ sur la foi de Montesquieu, vous avez dit au créateur et au régénérateur de l'Europe : Ton royaume ri est pas de ce monde^ contente-toi d'une place dans le sanctuaire et laissenous gouverner les peuples ! Vous avez débridé les christophores, formés au pas divin et hennissant de joie à l'aube du jour éternel. Au noble joug de la parole évangélique vous avez substitué vos principes et vos lois; et pour mieux désenchanter les peuples de la parole et des hymnes du V* prêtre, vous leur avez dit : « Regardez donc les richesses du sol et les prodiges de l'industrie ! » Us vous ont écoutés : faut-il s'étonner maintenant que, enferrés par vos principes et vos lois, vous soyez emportés dans les landes de la barbarie par ces indomptables coursiers?
Comment sortir de là? — Pas d'autre moyen que d'abjurer vos principes d'une société tout humaine et civile pour revenir à l'éternel principe d'une société ultramondaine, essentiellement religieuse; je veux dire la société catholique, la seule au monde qui aille au vrai Dieu et au vrai
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Iiomine. deux êtres dont vous avez eu le malheur de ne tenir aucun compte dans vos plans de société et de gouvernement. Vous êtes, par votre fausse éducation, sous l'influence de mille aveugles préventions contre cette société, hors de la^ quelle poini de salut pour notre Europe. Essayons d'en dissiper quelques-unes.
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