‹ La science sociale au point de vue des faitsChapitre 68 sur 151 · LIVRE Ily CHAPITRl X. aOf · texte numérisé non relu

LIVRE Ily CHAPITRl X. aOf

Accuser l'élise catholique de favoriser Tesprit de domioalion et de monopole dans le sacerdoce; accuser celui-ci d'exclure les fidèles du domaine de la religion , de se réserver le droit d'en disposer, etc. , c'est pousser à bout la patience du catholique tant soit peu instruit.

Qu'on ignore ce qui se pratique dans quelquesunes des mille sectes obscures qui pullulent dans le inonde protestant, à la bonne heure. Mais quand il s'agit de FÉglise de tous les siècles , de tous les paysy et qui, malgré les ravages de l'hérésie et du schisme, dirige encore les deux tiers de l'univers chrétien, est-il permis de méconnaître les principes qu'elle n'a cessé de professer et d'appliquer : i^ qu'il n'y a qu'un mattre en religion , Jésus-Christ; i"" que le sacerdoce catholique n'est que son organe, chargé de propager et de conserver la religion, mais avec défense d'y rien ajouter ni retrancher; ?i* que le ministère essentiel du sacerdoce consiste à faire jouir l'universalité des hommies du fonds total de la religion, c'est-à-dire, du dogme, de la morale, des sacrements , et que, dans les biens spirituels apportés au monde par le Fils de Dieu, l'égalité est parfaite entre le pape et le dernier des fidèles ?

' Quand on veut de grands exemples de domination religieuse dans les chefs et d'abnégation intellectuelle dans les troupeaux, il sufBt d'ouvrir

^0^ fi sqipwy sqciJ^ïfi.

n'arrête le bon plaUir de3 pape^ 4^ ppp^se^; riep ne |a;^e Tobéissance de^ qqaiUepi. Ceu^rlfij au sortir d'une orgie^ ppbl^nl: des plan$ df r^%îc^ ef d'^lf^e, pbligatpif e^ spqs ppiqe de mqrt î P^QW» se prosternent devant ces |âaianat:ioq& d^ Y^^ ÇOUr rqqqf y et prient fi tue^téte : Vi^e }a liberté rfligieus^î ^ bf|$ Iq tyranpip papale I

liorsqqe, plus t^rd, |a suprppqati^ r^Hgieu^ def prini^s ç-çst trouvée ep bqissf , que de vis)pqqAiri^ de tpqf éb)g^ qnt pu ^e jouer de la pr(3du|ité d^ leqrs çpreligionnsiire^, depuis le cordonnier Geqrge Fpi: jH^qq'au njarcb^pd américain Jo^é Snaiih! Que de propbètes en jupops gpt exercé une pmr nipptepce que nul catholique pe rt^onnaîtjrfi ja? mai§ df^q^ h pap^iuté, depuis Us§rfmère Anne Lee, çlpqant tpujpqrs des ipilliers d'hQma]^s gp culip le plus absqrde qui se spit jamais ¥u , jus» qu'^ la barpqne d^ K^rudqer, meuant en laisse le pbef de la ^mt^-^fliançe !

Quant au rationaliste qui yient nous dire ; Moi, j'use en plein de la liberté d'examen, je ne crois à personne en oiatière religieuse! le bon sens et l'expérience veulent qu'on lui réponde : Puisque vous ne reconnaissez aucun maître en religion , excepté ceux qpi vous ont appris l'irréligion, vgtre esprit est, comme l'animal sans maître, livré au premier occupant, et vpua vét ifienea le fMroverbc t

Nal ir'ttt plas famie à piptp qud l'esprit fort, la orddulité étant en raison directe du dëfout de foi (i).

lïon, certes^ ce n'est ni aux enfanês plus que €&)"> cHes du libre exapnen biblique, ni aux enfants plus que moutons du libre examen philosophique ^ quUl appartient de venir jeter aux catholiques le reproche de foi routinière et aveugle. Ceux-ci sont parfaitement en droit de leur dire : Lisez votre histoire, lisez la nôtre, et n'abusez plus de la pa* tience de Dieu et des hommes.

— Que l'Église catholique melte son symbole et le reste à la portée de tous, c'est Incontestable ; mais n'est-il pas vrai qu'elle réserve au' sacerdoce les sofirces de la science religieuse, surtout la plus précieuse, la plus féconde, les saintes Écritures? N'esl-il pas vrai qu'elle voit avec peine que les laïques se permettent de traiter les matières religieuses ?

— Où donc avez- vous lu, dans les décrets, sok des conciles, soit des papes, la réserve faite au sacerdoce de l'étqde des saiptes Écrjfprps daqs Ifi Vt|]gate ou dans les textes primitifs? Quant à la lecture du livre divin dans les langues vulgaires, l'Église pathqlique a dû pécessairepient la régie-

(i) BiÊ y Éducation de l^hamme, ch. ix.

ao4 l'A SCIENCE SOCIALE.

menter. II faudrait une incurable cécitë pour méconnaître la sagesse de ses règlements, aujourd'hui que y après trois siècles de discussions bibliques qui ont bouleverse de fond en coml>ie l'Europe, on voit, ici, le rationalisme conspuer la révélation chrétienne dans des niilliei*sde livres et de chaires soi-disant évangéliques, là, le socialisme s'armer de lambeaux bibliques pour conduire les masses au sac général de la société?

Vous me citerez des familles pieuses dans lèsquelles la lecture habituelle de la Bible, faite sous la direction d'un ministre vertueux, a entretenu unetradition de foi et de vert us chrétiennes admirables. J'accorde cela, et je ne serai que juste en disant que le nombre de ces familles, catholiques à leur insu, est beaucoup plus grand qu'on ne pense, là surtout où, comme dans l'église anglicane, le ministère religieux a toujours conservé dans son sein de grandes lumières et de grandes vertus (i).

(i) Qui ne reconnaîtrait en efTet de grandes lumières et de grandes vertus dans cette église et ces universités anglicanes, dont les ministres et les docteiii*s, plusieurs mariés et chargés de famille, désertent par centaines les positions les plus influentes, les fonctions les plus grasses, Ta venir le plus ballant, pour entrer dans la foule des enfants d'une Église qui ne peut leur offrir ici bas que le martyre de la pauvreté et les palmes de la persécution? Cest au poids, dans la balance divine, de tels sacrifices , que rAngleterre devra en partie son

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