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à part : il est monarchique, aristocratique, démocratique, toutes les fois que le pouvoir monarchi* que, aristocratique, démocratique, ne reconnaît pas d'autre loi, d'autre règle que la volonté de ceux qui l'exercent. Le vrai despote, é'est le souverain un ou multiple qui peut dire : Ma volonté, telle est la loi suprême de mon gouvernement !
Â.vant de jeter un coup d'œil sur ces diverses formes de gouvernement, il ne sera pas inutile d'examiner brièvement cette question : Quelle est la forme du pouvoir politique avec laquelle le catholicisme sympathise le mieux ?
Montesquieu , dont le faible était d'affecter l'ignorance en religion et le savoir en politique, affirme que la religion catholique s'allie mal avec les Etats libres (i). Cet insolent démenti donné à
(i) «Quand la religion chrétienne souffrit, il y a.ckeuij siècles, ce malheureux partage qui la divisa en catholique et en protestante (c'est dire que le catholicisme et le protestan-* tisme sont nés le même jour), les peuples du Nord embrassérent la protestante, et ceux du Midi gardèrent la catholique. C'est que les peuples du IVord ont et auront toujours un esprit d'indépendance et de liberté que n'ont pas les peuples da Midi (témoin la Russie), et qu'une religion qui n'a point de chef visible convient mieux à Findépendance du climat que celle qui en a un, » {De VEsprUy etc., liv. XXIV, ch. v; voy. aussi liv. XIX, ch. xxvii.) — Montesquieu pouvait-il ignorer que le succès du protestantisme dans le Nord fut l'œuvre du despotisme princier, que la volonté des peuples n'y fut
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l'histoire a élé accueilli par l'ignorance, propagé par les passions anticatholiques, et aussi accrédité, il est juste de le dire, par les doctrines scr. vilement monarchiques, connues sous le nom d« gallicanisme.
Ce funeste préjugé, combattu par M. de Toequeville (i), vit encore dans beaucoup de têtes. Les
peurtkn) et qae leur liberté y perdit béaticoup?-^ 4 EU Allemagne, dit M. Guizot, il n'y avait point de liberté politique j la réforme ne l'a point introduite; elle a plutôt fortifié qu'affaibli le pouvoir des princes; elle a été plus contraire aux institutions libres dû Inoyen âge que favorable à leur développement. . (Cours d'histoife moderne, xii« lef On,)"- * Jetez les yeux sur le nord de l'Europe, dans les pays où la réformauon est née, où elle s'est maintenue, vous verrez partout l'uili(îue Volohté d'uti aiaître : la Suède, la Prusse, la Saw sont restées soos la monarchie abSolUe; le Danèmafk est de venu un despotisme légal. Le protestantisme échoua dans les pays républicains... . ( Chateaubriand , Études hUtoriaues b IV.) * '
(i) «C«» catholiques (des États-Unis) montfènt une gninde fidélité dans les pratiques de leur culte 6t sont pleins de aèle «t d'ardeur ponr leurs croyances ; cependant ils forment la classe la plus républicaine et U plus démocratique qui *oit aux Etats-Unis. Ce fait surprend au premiel-coup d'œil, mais k réflexion en découvre aisément les eanset cachées.,. Parmi to ibiférentes doctrines chrétiennes, le cathoficiame me paraît au contraire, l'une des plus favorables à l'égalité de* conditions. Cha les catholiques, la société religieuse ne se compose que de deux éléments : le prêtre et le peuple. Le prêtre s'élève s««l au-desMis des fidèles: tout est égal au^lessous de lui £n matière de dogmes^ le eaiholiasme plac« le niveau sut-
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partis politiques cherchetit à rex|)loiter, et il n'est paà rare de tébCoiltrer d^hdnorablé^ partisans de la monardhie qui èbdiènt raisotitier juste en vous disant : (t L'Église catholique est une monarchie ; les plus grands théologiens penseîit que là forme Ulbiiatchiqué est la plus parfaite^ attendu que le mondé est une monanôhie doht Dieu est te roi. Les bons catholftjues dôiVétit donc inclitlër de préférence véts le gouVerfiettient illdtlàrchi()ùe. » Voici ce qtie je me permettrai de répandre à ces puissants argumeniateUrs: Constitue:^ ude monarchie sur le pied de èelle de FÉglise : ttiotiarchîè élective, dont le trôné soit accessible à tôlit sujet méritant, dont le prince, d'un âgé plus que màr, soit élu parmi les plus dignes par uti éoUége électoral composé deâ personnages le^ plus Vénérableâ; associez au priticé dàtis l'ëlercicé de là
toutes les iDtelligences ; il astreint aux détails des inéme^ croyances ie savant ainsi que l'ignorant, l'homme de génie aussi bien que le Vulgaire; il imjpôsè les mêmes pratiques ati riehe èomme au pautre ; il inflige lés mêmes austérités au puissant comme au faible; il ne «compose avec aU9un tnertcl, et appliquant à chacun des humains la même mesure, il aime à confondit toutes les classes de la société au pied du même autèl , èomme elles sont èbrtfotidiies aux yeltx dt* Diéu; 9î le eatholieisme disposé ses fidèles à Tobéissance , il ne les prépare donc pas à l'inégalité. Je dirai le contraire du protestantisme qui, en général, porte les hommes bien moins vers l'égalité que vers Tindépendance. w De la Démocratie , t. it , eh. ix.
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souveraineté uo millier de grands fonctionnaires sortis aussi de toutes les conditions ; liez tous ces dépositaires du pouvoir par une législation des plus inviolables et connue de tous les membres de l'Etat; enfin, prouvez par de bons arguments théologiques et historiques que votre monarchie est y comme celle de l'Église , soutenue, assistée, animée par l'Esprit divin. Alors, oui, tous les bons catholiques vous féliciteront de pos- *séder une telle monarchie; mais, s'ils sont citoyens d'une république, leur devoir sera de rester bons républicains. Quant à la monarchie du monde, vous devez comprendre que sa supériorité tient aux éminentes qualités du Monarque. C'est assez montrer le ridicule de ces pitoyables argumentations. Qui ne voit que l'Église catholique est un gouvernement, sui generisy surnaturel comme sa mission; qu'il ne peut être comparé qu'à lui-même, et que si la monarchie prétend y trouver la consécration de son principe , la démocratie aurait aussi quelque droit de lui répondre: L'Église est la plus égalilaire des républiques sous uu chef électif? Qui ne voit que la mission de l'Église étant de réunir dans son sein tous les peuples, vivant sous mille constitutions diverses, son devoir est de sympathiser avec toutes les formes de gouvernement, et de n'en blesser aucun par des prédilections imprudentes ?