‹ La science sociale au point de vue des faitsChapitre 99 sur 151 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

CE pUI A PERDU L^ |I0|C4|lGHn |EN rUMCI.

(f L^ Q[fon4rçhie ^ p^rd, a trè^Tbi^q dit: Mq^t^sqMJÇUi Iflrsqvje le pHi^pe, r^pporf^iit tpqt uniquenaç^t k lui , appelle l'État à sa capitale, |r cflp jtftj^ à $fi çpur, et la CQur à ^^^ seule perspn^ip (i). d

Çettç i^^sorpUpn ^^ l'État d^ns }^ pi^r^onne de ^u clief et de se4 g^us, absurde et dé^str^ui^^ pppr tp^t peuple, Tétait surtout che:p une patiqn qui, dè^ spn prigipei ^^^j^ déploya au 4^dans et au 4e]:iqr'^ unp apti^jté ypiverspl je, e( jpui pfir çopséquent d'Mue iiqmepfp li])er|:é.

Qu'ils sont ridicules e|: étr^pgers à lepf histpire, les Pr^pçî»is qui pe fopt remopter l'affrancjifssen^ept pation^l qp'à soii^ante et qpelques années! 1789 fut la paissanpe du lit)éralisme parleur, prp-

(1 J D^ rEsprit^e^ iofs^ Ijr. VPÎ, ch. VI,

^9^ LA 8G1EKGC SOCIALE.

voquaDt les oipes du despotisme, et gouvernant avec cette devise :

La liberté n'est plus que le droit de se nuire.

(Mort de César,)

Quant à la liberté française, elle prit son essor le jour où la pensée catholique s'empara du génie franco-gaulois. Elle était plus qu'adulte, et se signalait depuis longtemps par des prodiges, quand les lettres de Louis le Hutin vinrent la légaliser.

Que voyons -nous, en effet, dès les premiers temps? Nous voyons tous les Français, sans distinction aucune de race, de condition, de sexe, jouir de la liberté d'entreprendre de grandes choses. Pour obtenir le concours du public, nul n'a besoin d'étaler des titres illustres ou des qualités éclatantes : il lui suffit de s'inspirer d'une pensée noble, généreuse. La nation montre une prédilection toute chrétienne pour les œuvres conçues et dirigées par ce qu'il y a de plus petit, de plus faible, de plus inconnu.

Comptez donc, si vous le pouvez, les merveilles accomplies par des gens de néant, depuis la bergère Geneviève, élevée sur les autels alors que Clovis descendait au tombeau, jusqu'au berger du Vivarais, Bénezet, léguant à son pays, sur la fin du XII* siècle, le pont d'Avignon et l'institu-

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